Jean-Pierre Raffarin: Après avoir «conspiré» contre Nicolas Sarkozy, les socialistes s'en «inspirent»

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L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) a jugé jeudi que François Hollande et le gouvernement étaient, face à la crise, dans "une situation d'improvisation préoccupante".
L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) a jugé jeudi que François Hollande et le gouvernement étaient, face à la crise, dans "une situation d'improvisation préoccupante". — Jacques Demarthon afp.com

L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé ce mardi qu'en matière de sécurité, les socialistes, après «avoir conspiré» contre Nicolas Sarkozy, «s'en inspirent».

Sur RTL, le sénateur de la Vienne s'est montré critique vis-à-vis du gouvernement, même si il s'est dit «plus modéré» que le coprésident du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon sur les cent premiers jours de François Hollande. «Mais on peut être assez préoccupé, les socialistes continuent à se battre plus contre Nicolas Sarkozy que contre la crise», a-t-il dit, affirmant: «La crise s'accélère et pendant ce temps-là, la France tergiverse». Selon lui, «pendant ce mois d'août, les socialistes n'ont pas été suffisamment mobilisés contre la crise qui gagne du terrain».

«Nous ne sommes pas encore en récession mais les scénarios pour l'automne sont très mauvais»

«Nous ne sommes pas encore en récession mais les scénarios pour l'automne sont très mauvais», a observé Jean-Pierre Raffarin, qui suggère, «puisque nous n'avons pas d'argent», un plan de relance de l'économie «par allègement des contraintes». Par exemple en faisant passer celles liées «au seuil de 50 salariés à cent salariés».

Interrogé sur le dossier des Roms, l'ex-chef de gouvernement n'a «pas vraiment» vu de différences avec ce que faisait Claude Guéant, prédécesseur de Manuel Valls place Beauvau. «Cette position est assez paradoxale: en matière de sécurité, les socialistes ont conspiré contre Nicolas Sarkozy, maintenant ils s'en inspirent. Je pense que ça va conduire à un certain nombre de difficultés, car les socialistes ne font pas la politique pour laquelle ils ont été élus», selon Jean-Pierre Raffarin. Celui-ci estime que les socialistes «sont sur ce sujet, comme sur d'autres, un peu en situation d'improvisation».