UMP: Devancé par Fillon, Copé doit se déclarer candidat dimanche prochain

POLITIQUE Il accuse un important retard dans les sondages...

M.P. avec Reuters

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Jean-François Copé à l'Assemblée nationale, le 11 juillet 2012.
Jean-François Copé à l'Assemblée nationale, le 11 juillet 2012. — CHESNOT/SIPA

Jean-François Copé dévoilera ses intentions sur une candidature à la présidence du parti de droite le 26 août, alors qu'un sondage le donne largement devancé par François Fillon chez les sympathisants de l'UMP. Selon une enquête Ifop, pour le Journal du dimanche, 48% des sympathisants souhaitent voir l'ex-Premier ministre prendre la tête du parti, contre 24% pour l'actuel secrétaire général.

Toutefois, si François Fillon fait toujours la course en tête, son avance sur Jean-François Copé «fond comme neige au soleil», écrit le JDD. Le secrétaire général gagne en effet trois point par rapport à la dernière enquête Ifop réalisée par Le Figaro en juillet sur un échantillon équivalent. Jean-François Copé a fait un pas vers sa candidature samedi lors d'un déplacement en Corse.

Leader d'une «droite décomplexée»

Evoquant un meeting prévu le 26 août à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, il a déclaré: «Je ferai part de mes intentions à cette date-là». Devant 200 militants ajacciens, il s'est présenté en leader d'une opposition «implacable», défendant la nécessité de mettre en place une «droite décomplexée, qui soit républicaine, moderne et qui combatte le politiquement correct de la gauche». Il a assuré que l'UMP connaîtrait «une campagne électorale et non une bagarre», alors que les noms de nouveaux prétendants à la présidence du parti circulent avant la date limite des candidatures, prévue le 18 septembre.

François Fillon, lui, devait faire sa rentrée politique ce dimanche mais sa fracture de la cheville, lors d’un accident de scooter à Capri, l’a forcé à repousser son retour d’une semaine. Il devrait mettre les bouchées doubles mais son plâtre devrait l’handicaper dans sa tournée des fédérations.

Selon le sondage Ifop du JDD, une majorité (53%) des sympathisants UMP réclament le retour de Nicolas Sarkozy. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy, elle aussi candidate à la présidence de l'UMP, l'absence de l'ancien chef de l'Etat crée forcément «un très grand vide à droite». «Mais dans mon esprit, je ne suis pas candidate au remplacement de Nicolas Sarkozy», dit-elle dans les colonnes du JDD, jugeant que l'enjeu immédiat est «d'organiser l'opposition» et de «préparer les prochaines élections municipales». L'ex-ministre de l'Ecologie est créditée de 7% de souhaits des sympathisants UMP dans le sondage Ifop, ce qu'elle qualifie de «bonne base de départ».