Roms: Pour le ministère de l'Intérieur, il n'y a ni «politique du chiffre» ni «stigmatisation ou polémique»

SOCIÉTÉ Etat assure rechercher des «solutions alternatives» avec les associations...

avec AFP

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Le ministère de l'Intérieur a "mis fin à la politique du chiffre" pour aborder la question des Roms sans "stigmatisation" ni "polémique" tout en travaillant à la recherche de "solutions alternatives" avec les associations, a déclaré samedi à l'AFP un membre du cabinet de Manuel Valls.
Le ministère de l'Intérieur a "mis fin à la politique du chiffre" pour aborder la question des Roms sans "stigmatisation" ni "polémique" tout en travaillant à la recherche de "solutions alternatives" avec les associations, a déclaré samedi à l'AFP un membre du cabinet de Manuel Valls. — Philippe Huguen afp.com

Le ministère de l'Intérieur a mis fin à «la politique du chiffre» pour aborder la question des Roms sans «stigmatisation» ni «polémique» tout en travaillant à la recherche de «solutions alternatives» avec les associations, a déclaré ce samedi un membre du cabinet de Manuel Valls.

La France a été placée vendredi «sous surveillance» par l'Union européenne quant aux conditions dans lesquelles sont traités les Roms dont plusieurs camps illicites viennent d'être démantelés. «Il a été mis fin à la politique du chiffre qui menait à des dérives et dénaturait les décisions de justice en en faisant des objectifs politiques chiffrés», a souligné samedi le ministère de l'Intérieur. «Contrairement à la politique menée par le précédent gouvernement, aucune population n'est ciblée pour elle-même, il n'y a plus de politique ethnique en France», a-t-il également insisté.

Quant aux campements illicites, «au-delà des polémiques, un consensus fondé sur une réalité de terrain difficile» existe et «des élus de gauche comme de droite réclament (leur) évacuation, face à la demande pressante et légitime des populations, tel, notamment à Villeneuve-d'Ascq, à Lille et à Lyon», note l'Intérieur.

«Aujourd'hui, les préfets n'ont aucun impératif chiffré»

«Aujourd'hui, les préfets n'ont aucun impératif chiffré» et il leur a été demandé de travailler localement à des solutions alternatives avec les associations lorsque cela est possible, alors que «la pression exercée sur l'hébergement d'urgence montre que la réalité est complexe».

«Pour autant, les décisions de justice qui remontent du terrain seront appliquées avec tempérance et fermeté», relève-t-on place Beauvau. Les services de la commissaire européenne à la justice, Viviane Reding, «sont en contact avec les autorités françaises pour s'assurer que les règles européennes sont respectées», avait expliqué vendredi une de ses porte-parole.