Roms: L'Intérieur réplique à l'UE qui a remis la France sous surveillance

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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré mercredi, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ne pas vouloir "agir dans la précipitation" pour ce qui est d'un éventuel récépissé délivré lors des contrôles policiers d'identité.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré mercredi, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ne pas vouloir "agir dans la précipitation" pour ce qui est d'un éventuel récépissé délivré lors des contrôles policiers d'identité. — Lionel Bonaventure afp.com

Le ministère de l'Intérieur a affirmé vendredi dans un communiqué que "les opérations de démantèlement de campements illicites se déroulent toujours en exécution de décisions de justice", après que la France a été remise sous surveillance par l'Union européenne sur les conditions de traitement des Roms.

Un porte-parole de la vice-présidente en charge de la Justice de l'union européenne, Viviane Reding, avait indiqué plus tôt être en contact avec les autorités françaises et "analysent la situation pour s'assurer que les règles européennes sont respectées".

Selon le ministère français, si "le respect de la dignité des personnes est un impératif constant de l'action publique", "les difficultés et risques sanitaires locaux posés par ces campements insalubres ne peuvent rester sans réponse".

"D'autre part, lorsque certains occupants de ces campements sont des ressortissants étrangers en situation irrégulière, et quelle que soit leur nationalité, la loi prévoit leur éloignement du territoire national", ajoute-t-on de même source.

De plus, toute personne concernée "peut faire le choix d'un retour volontaire (et) bénéficie d'un accompagnement et, le cas échéant, d'une aide au retour, qui ne peut être accordée qu'une fois", relève la Place Beauvau.

Si "l'éloignement est contraint, il est toujours fondé sur une décision administrative prise après examen individuel de situation, et soumise au contrôle du juge (...) en aucun cas, les éloignements ne prennent la forme d'expulsions collectives forcées".