Crise en Syrie: «François Hollande devrait rentrer à Paris»

POLITIQUE Jean-François Copé critique vendredi dans «Le Figaro» la poursuite des vacances de François Hollande en plein chaos syrien...

Nicolas Bégasse

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Jean-François Copé à l'Assemblée nationale, le 11 juillet 2012.
Jean-François Copé à l'Assemblée nationale, le 11 juillet 2012. — CHESNOT/SIPA

Jean-François Copé se montre très critique sur la gestion du dossier syrien par François Hollande dans une interview parue ce vendredi dans le Figaro. «Je suis très préoccupé par l'inertie de la diplomatie française, dont le chef, François Hollande, omniprésent sur son lieu de villégiature, est totalement absent sur la scène internationale», commence le secrétaire général de l’UMP, qui tacle volontiers le chef de l’Etat sur la poursuite de ses vacances à Brégançon (Var), lieu de villégiature des présidents de la République française.

«Le président de la République devrait revenir à Paris, contacter ses homologues et les rencontrer, bref, prendre directement en charge la conduite de la diplomatie française, comme le veut la tradition lorsque les droits de l'homme sont menacés», conseille Jean-François Copé, rappelant que «pendant ce temps, des femmes, des enfants, des civils se font massacrer en Syrie».

«Nicolas Sarkozy a donné une chance à Kadhafi et Assad de s'amender»

Comme Nathalie Kosciusko-Morizet, qui affirmait jeudi que «quand des massacres étaient en cours ou menaçaient, comme en Géorgie, Nicolas Sarkozy n'attendait pas la fin des congés payés pour intervenir», le secrétaire général de l’UMP a souligné un contraste entre l’ancien et le nouveau chef de l’Etat. «Je rappelle qu'à l'été 2008 il avait interrompu ses vacances et était parvenu à trouver un compromis avec les Russes sur la crise géorgienne.» Il n’épargne pas non plus le ministre des Affaires étrangères de François Hollande, se demandant «pourquoi Laurent Fabius annonce le 6 août qu'il se rendra le 15 août seulement dans la région».

Prié enfin de revenir sur l’invitation en France de Bachar al-Assad par Nicolas Sarkozy en 2008, Jean-François Copé répond: «Nicolas Sarkozy a donné une chance à Kadhafi et Assad de s'amender et de réintégrer la communauté internationale. Il n'a pas été le seul à le faire. Ils n'ont pas saisi cette opportunité et Nicolas Sarkozy en a très rapidement tiré toutes les conséquences.»

Sorti de son silence médiatique mardi soir, Nicolas Sarkozy a agité la classe politique en critiquant en creux la gestion du dossier syrien par François Hollande.