PS: Cambadélis juge «inopportun» et «inélégant» que Sarkozy s'exprime sur la Syrie

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Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions internationales, a jugé mercredi "inopportun et inélégant" le fait que Nicolas Sarkozy se soit exprimé sur le dossier syrien, après un entretien téléphonique avec un responsable de l'opposition à Bachar al-Assad.
Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions internationales, a jugé mercredi "inopportun et inélégant" le fait que Nicolas Sarkozy se soit exprimé sur le dossier syrien, après un entretien téléphonique avec un responsable de l'opposition à Bachar al-Assad. — Thomas Samson afp.com

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions internationales, a jugé mercredi «inopportun et inélégant» le fait que Nicolas Sarkozy se soit exprimé sur le dossier syrien, après un entretien téléphonique avec un responsable de l'opposition à Bachar al-Assad.

«C'est inopportun et inélégant», a-t-il dit, interrogé par l'AFP sur l'entretien par téléphone mardi de l'ex-chef de l'Etat avec le président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda. «Inopportun car la diplomatie française est à l'avant-garde du soutien à la révolution syrienne. Elle a porté au-delà de la diplomatie sarkozyienne ce soutien, avec des moyens de communication offerts à la résistance syrienne» et «plusieurs réunions, qui ont eu lieu dont une à Paris».

«Cela démontre, s'il en était nécessaire, que Nicolas Sarkozy voulait rester actif»

«La France a été nette et précise sur la nécessité de voir Bachar al-Assad quitter le pouvoir et cesser les violences contre le peuple syrien», selon lui. Pour le député de Paris, c'est aussi «inélégant car pour le moins, l'ex-président aurait dû se féliciter de l'action de la France. Mais cela démontre, s'il en était nécessaire, que Nicolas Sarkozy voulait rester actif et présent dans sa succession à la tête de l'UMP».

Cela affaiblit-il la position française? «Non, car la diplomatie internationale connaît les méthodes Sarkozy et préfère les effets aux faits. Cela n'est pas dommageable mais regrettable», a-t-il dit.