Syrie: «L'attentisme» de Hollande devient «criminel», selon un responsable UMP

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L'eurodéputé Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a dénoncé mercredi ce qu'il qualifie d'"attentisme" qui devient "criminel" du président François Hollande dans la crise syrienne, estimant qu'il ne peut "faire moins" que Nicolas Sarkozy en Libye.
L'eurodéputé Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a dénoncé mercredi ce qu'il qualifie d'"attentisme" qui devient "criminel" du président François Hollande dans la crise syrienne, estimant qu'il ne peut "faire moins" que Nicolas Sarkozy en Libye. — Boris Horvat afp.com

L'eurodéputé Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a dénoncé mercredi ce qu'il qualifie d'«attentisme» qui devient «criminel» du président François Hollande dans la crise syrienne, estimant qu'il ne peut «faire moins» que Nicolas Sarkozy en Libye.

«Chaque jour qui passe en Syrie amène son lot de boucheries», écrit Philippe Juvin dans un communiqué. «La France condamne avec application. Mais que vaut la condamnation des massacres quand on laisse faire?»

«Pourquoi ne décide-t-il pas d'intervenir? Par peur? Par amateurisme?»

«L'attentisme du président de la République, qui avait promis qu'il interviendrait, devient criminel. La même situation en Libye avait conduit hier Nicolas Sarkozy à prendre ses responsabilités et à intervenir militairement», poursuit le responsable UMP. «Pourquoi François Hollande, qui a même la direction du Conseil de Sécurité, en fait-il moins que Sarkozy ? Pourquoi ne décide-t-il pas d'intervenir ? Par peur ? Par amateurisme ? Parce qu'il ne sait pas décider ? Parce qu'il n'a pas compris l'enjeu moral ?», demande le député européen.

«On nous dit qu'il faut un mandat du Conseil de Sécurité. Mais la France, qui préside le Conseil, n'a jamais été aussi bien placée pour l'obtenir. Et quand bien même ne l'obtiendrions-nous pas, l'impuissance de ce même Conseil à faire cesser les massacres rend de toute façon illégitimes ses non-décisions. Moralement, la France peut se passer du Conseil de sécurité et agir avec la Turquie et la ligue arabe». «La Syrie sera la grande affaire morale du quinquennat Hollande», assure encore Philippe Juvin.

Cette réaction est rendue publique au lendemain d'un entretien de Nicolas Sarkozy avec le président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda, annoncé conjointement par ces deux interlocuteurs, qui «sont convenus qu'il y a de grandes similitudes avec la crise libyenne», a indiqué leur communiqué commun.