Chassaigne souhaite que la réforme fiscale ne soit pas «du bricolage»

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André Chassaigne a confirmé que ses collègues députés du Front de gauche allaient s'abstenir lors du vote de confiance demandé mardi après-midi par le Premier ministre, soulignant qu'il ne s'agissait "pas d'un vote de défiance mais d'un vote de construction".
André Chassaigne a confirmé que ses collègues députés du Front de gauche allaient s'abstenir lors du vote de confiance demandé mardi après-midi par le Premier ministre, soulignant qu'il ne s'agissait "pas d'un vote de défiance mais d'un vote de construction". — Thomas Samson afp.com

André Chassaigne, chef de file des députés du Front de Gauche, a souhaité mardi que la réforme de la fiscalité qui sera présentée à l'automne avec la prochaine loi de finances ne soit pas «du bricolage». «Nous attendons beaucoup du projet de loi de finances 2013 sur lequel nous serons très offensifs en portant, en particulier, nos propositions en vue d'une grande réforme de la fiscalité», a déclaré André Chassaigne devant la presse à l'issue de la réunion du groupe GDR (Front de gauche et députés ultramarins «progressistes»).

«En gros, nous ne souhaitons pas que cela reste en termes de bricolage. Il faudra véritablement aller au coeur de cette réforme fiscale et nous apprécierons sur actes les propositions du gouvernement en la matière», a-t-il ajouté. Soulignant que son parti serait «extrêmement attentif aux lettres de cadrage sur le budget», André Chassaigne a estimé que «si le budget s'accompagne de mesures d'austérité qui seraient une forme de prolongement de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), il est évident que nous les dénoncerons et proposerons des solutions alternatives».

Apropos de l'emploi industriel, André Chassaigne a voulu «redire qu'il y a eu faux pas du gouvernement». «Il aurait fallu, au regard de l'urgence, prendre immédiatement des mesures législatives fortes, et en particulier (faire voter, NDLR) la proposition de loi que nous avons faite sur l'interdiction des licenciements boursiers.» «On ne peut pas laisser porter dans notre pays des coups aussi violents sur l'emploi et les sites industriels. Il n'y a pas eu assez de réactivité du gouvernement sur ce point précis», a-t-il ajouté, alors que de nombreux plans sociaux ont été annoncés ou se profilent.