Présidence UMP: la procédure de recueil des parrainages est "vieillotte" selon NKM

POLITIQUE Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé vendredi vieillotte la procédure ...

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Nathalie Kosciusko-Morizet a prôné mercredi sur RTL une opposition "sans compromission" avec le Front national et "sans concession" avec la gauche, accusant François Hollande de fonder son action sur l'"anti-sarkozysme", ce qui ne "fait pas un projet pour la France".
Nathalie Kosciusko-Morizet a prôné mercredi sur RTL une opposition "sans compromission" avec le Front national et "sans concession" avec la gauche, accusant François Hollande de fonder son action sur l'"anti-sarkozysme", ce qui ne "fait pas un projet pour la France". — Kenzo Tribouillard afp.com

NKM se pose en modernisatrice. L’ancienne ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, a jugé vendredi «vieillotte» la procédure qui régit le recueil des parrainages pour briguer la présidence de l'UMP, à laquelle elle aspire, et prôné une décentralisation du mouvement pour les élections locales, «la mère des batailles».

Cette procédure «est un peu vieillotte en ce sens que ce serait bien par exemple qu'on puisse parrainer en ligne», a relevé l'ancienne ministre vendredi sur i>TELE. Près de 8.000 parrainages d'adhérents de l'UMP à jour de cotisation au 30 juin sont nécessaires pour pouvoir présenter sa candidature à la présidence de l'UMP.

Reconquérir le pays, commune par commune

«Ca marche bien», a-t-elle assuré en ce qui la concerne, avant de relever toutefois: «le sujet, c'est comment toucher les personnes au coeur du mois d'août. Aujourd'hui, il faut avoir un ordinateur pour télécharger le bulletin, avoir une imprimante pour l'imprimer, avoir son numéro d'adhérent avec soi sur son lieu de vacances (...) et avoir une photocopieuse pour photocopier votre carte d'identité, avant de renvoyer le tout (...) C'est un peu compliqué», a-t-elle observé, un peu ironique.

Nathalie Kosciusko-Morizet a proposé d'autre part une décentralisation de l'UMP dans la perspective des élections locales en 2014. Selon elle, «l'UMP a été construite beaucoup autour de l'élection présidentielle, ce qui en fait aujourd'hui un parti très centralisé. 2002, 2007, 2012 ont été les horizons successifs de l'UMP». «Une des raisons pour lesquelles on a perdu l'élection présidentielle, c'est qu'on avait perdu, les unes après les autres, toutes les élections locales. L'élection locale, c'est très important, c'est la mère des batailles. On regagne le coeur de la France commune par commune», a-t-elle dit.