Zone euro: Bruno Le Maire appelle Hollande à sortir «rapidement de sa réserve»

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L'ancien ministre et député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, a appelé mardi le président François Hollande à "sortir rapidement de sa réserve" face à la crise de la zone euro, mettant en garde contre les dangers de l'"inaction".
L'ancien ministre et député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, a appelé mardi le président François Hollande à "sortir rapidement de sa réserve" face à la crise de la zone euro, mettant en garde contre les dangers de l'"inaction". — Lionel Bonaventure afp.com

L'ancien ministre et député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, a appelé mardi le président François Hollande à «sortir rapidement de sa réserve» face à la crise de la zone euro, mettant en garde contre les dangers de l'«inaction».

«Je demande au président de la République de sortir rapidement de sa réserve et de prendre les décisions nécessaires, avec notre partenaire allemand, avec la BCE (Banque centrale auropéenne), pour répondre à la gravité de la crise qui est en train de secouer la zone euro», a-t-il lancé sur France Inter.

Interrogé sur les différences de style prêtées à François Hollande et à Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire a répondu qu'autant il était favorable à l'«apaisement» et à la «modération», par allusion à l'ancien président, autant il disait «non à l'inaction».

«Qu'est-ce qui se serait passé si, en pleine crise de 2008, au moment où les banques menaçaient de s'effondrer, ç'avait été François Hollande et pas Nicolas Sarkozy qui avait été au pouvoir? Est-ce qu'il serait resté totalement inactif et totalement silencieux?» s'est interrogé l'ancien ministre.

«Je ne sais pas si nous verrons encore l'euro à la fin de l'été ou à la fin de l'année en Europe. Il n'y a rien de garanti, il n'y a rien de certain», s'est-il inquiété.

Bruno Le Maire a prôné d'autre part des réformes d'envergure indispensables, selon lui, pour sauver l'industrie automobile française. «J'espère que le gouvernement aura pris conscience de la gravité de la situation», a-t-il insisté, dans l'attente du plan que doit présenter mercredi le gouvernement.

«On ne gardera pas d'industrie automobile en France si nous ne réduisons pas massivement le coût du travail dans cette industrie. Nous ne garderons pas d'industrie automobile en France si nous ne soutenons pas davantage l'innovation et la recherche», a-t-il souligné, prenant en exemple Volkswagen, «l'entreprise la plus profitable d'Allemagne aujourd'hui».

L'ancien ministre a appelé enfin à la mise en place d'un «plan européen de soutien à l'industrie automobile».