Syrie: il n'y aura pas d'impunité pour le président Assad, estime la France

© 2012 AFP

— 

Au final, il n'y aura pas d'impunité pour le président syrien Bachar al-Assad, comme proposé par la Ligue arabe, car "tous les dictateurs doivent payer" pour leurs crimes, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Au final, il n'y aura pas d'impunité pour le président syrien Bachar al-Assad, comme proposé par la Ligue arabe, car "tous les dictateurs doivent payer" pour leurs crimes, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. — Georges Gobet afp.com

Au final, il n'y aura pas d'impunité pour le président syrien Bachar al-Assad, comme proposé par la Ligue arabe, car «tous les dictateurs doivent payer» pour leurs crimes, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

«La Ligue arabe a fait cette proposition, mais je pense que, sur la longue période, tous les dictateurs devront payer leurs crimes», a affirmé Laurent Fabius à la chaîne de télévision France 2 en évoquant un bilan «de 20.000 personnes qui sont mortes» depuis mars 2011.

«Finalement, pour lui et pour d'autres dictateurs, il n'y aura pas d'impunité», a insisté le ministre. Selon lui, «Assad va tomber, simplement c'est une question de temps». «Le plus vite sera le mieux», a-t-il ajouté.

Fabius inquiet pour les minorités

«Un tyran ne peut pas rester éternellement contre son peuple», a poursuivi Laurent Fabius, en appelant, dans la préparation de l'après-Assad, à l'émission d'«un message» à l'intention des communautés minoritaires syriennes (alaouites, chrétiens...) pour que la future Syrie s'engage à protéger leurs droits. «Il ne faut pas que la chute de Bachar al-Assad entraîne une persécution des minorités», a-t-il dit.

Les chefs de la diplomatie des pays de la Ligue arabe, réunis en fin de semaine dernière à Doha, ont appelé le président syrien, qui fait face à une révolte armée, à renoncer rapidement au pouvoir en échange d'une sortie «sûre» pour lui-même et sa famille.

La Syrie a rejeté lundi cette proposition, soulignant que le peuple syrien était «le seul maître de son sort».