Besancenot: «L'Etat a les moyens d'empêcher la fermeture» d'Aulnay

© 2012 AFP

— 

"L'Etat a les moyens d'empêcher concrètement la fermeture du site" de PSA à Aulnay, en Seine-Saint-Denis, a estimé jeudi sur France 2 Olivier Besancenot, du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), en rappelant les "milliards" d'aides publiques accordés au constructeur automobile.
"L'Etat a les moyens d'empêcher concrètement la fermeture du site" de PSA à Aulnay, en Seine-Saint-Denis, a estimé jeudi sur France 2 Olivier Besancenot, du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), en rappelant les "milliards" d'aides publiques accordés au constructeur automobile. — Kenzo Tribouillard afp.com

«L'Etat a les moyens d'empêcher concrètement la fermeture du site» de PSA à Aulnay, en Seine-Saint-Denis, a estimé jeudi sur France 2 Olivier Besancenot, du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), en rappelant les «milliards» d'aides publiques accordés au constructeur automobile.

«L'Etat a les moyens d'empêcher concrètement la fermeture du site (d'Aulnay) parce qu'il y a des centaines de millions, peut-être des milliards d'aides publiques, qui ont été donnés à PSA», a-t-il souligné. «Plutôt que de parler comme (Arnaud) Montebourg (le ministre du Redressement productif) de ce que l'on donnera demain en échange de contreparties, parlons déjà de ce que l'on a donné», a-t-il ajouté.

« J'attends le jour où l'on aura un véritable gouvernement de gauche. Soyons dingues»

«Moi, j'attends le jour où l'on aura un gouvernement qui par exemple portera plainte pour détournement de fonds publics (contre) un groupe qui s'entêterait à vouloir licencier. J'attends le jour où l'on aura un véritable gouvernement de gauche. Soyons dingues», a-t-il poursuivi, en réitérant son appel en faveur d'une loi sur l'interdiction des licenciements.

«Le collectif budgétaire en cours d'examen comprend «quelques petites roses au milieu de beaucoup d'orties», a d'autre part commenté Olivier Besancenot, en s'inquiétant des économies sur les dépenses publiques «pour plus d'un milliard d'euros». «Ce n'est qu'un début» et l'année prochaine, «on aura la grosse artillerie (...) La rigueur est au menu. On n'en est qu'à l'apéritif», a-t-il déclaré.

Olivier Besancenot a réclamé aussi un audit sur la dette publique. «Vous verrez que derrière la dette publique, beaucoup plus que le visage du petit épargnant, il y a des groupes spéculatifs organisés. Ca sera le moyen d'avoir la démonstration de l'illégitimité de cette dette», a-t-il commenté. Olivier Besancenot a enfin indiqué que le NPA comprenait actuellement un peu plus de 3.000 militants. Il a minimisé les difficultés du mouvement. «On est là et bien là. Il faudra compter avec nous.»