Jean-Marc Ayrault prononce son discours de politique générale le 3 juillet 2012 à L'Assemblée nationale
 Jean-Marc Ayrault prononce son discours de politique générale le 3 juillet 2012 à L'Assemblée nationale — CHESNOT/CHAMUSSY/SIPA

POLITIQUE

Assemblée: L’UMP s’en prend à Cécile Duflot et Arnaud Montebourg

Les dernières heures ont été houleuses à l’Assemblée nationale…

Ambiance très chaude à l’Assemblée nationale. Mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, les députés UMP, beaucoup moins nombreux depuis le 17 juin, ont fait beaucoup de bruit. D’abord en s’en prenant à Cécile Duflot sifflée pour sa tenue. Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone les a rappellés à l'ordre tandis que la ministre a débuté son intervention, stoïque: «Mesdames et messieurs les députés, mais surtout messieurs visiblement...»


Cécile Duflot huée par les députés UMP par LeHuffPost

Tête de turc du côté de la droite dans l’hémicycle, Arnaud Montebourg a lui aussi essuyé les lazzis des membres de l’UMP lorsqu’il est venu expliquer la situation de PSA. Son nom a été plusieurs fois conspué. «La droite aurait tort de s'en prendre à Montebourg car il est en train de gérer la pire de leurs démissions», a expliqué le président du groupe PS, Bruno Le Roux, ajoutant qu’il a succédé à «un ministre [Besson] qui passait plus de temps à tweeter qu'à travailler».

Une séance de nuit interrompue

Les ministres partis, les députés ont continué à débattre de la loi rectificative des finances publiques. La séance a été particulièrement houleuse. «Vous êtes en train de vous scotcher l'étiquette de ceux qui piquent de l'argent aux pauvres! Vous êtes devenus le parti des bobos!» a déclaré  Pierre Lellouche (UMP). «Allez jusqu’au bout du raisonnement, si vous pensez que ceux qui font des heures supplémentaires prennent les emplois des autres, alors supprimez les 25% (de majoration de salaire, ndlr)», a de son côté poursuivi Xavier Bertrand. Les  réponses venant des rangs de la gauche ont été également offensives. Jean-Marc Ayrault a ironisé sur l’UMP. «Je sais que vous êtes concentrés sur d’autres préoccupations. Cela peut vous rendre inattentifs. Je vous laisse à vos basses polémiques», a déclaré le Premier ministre dans une allusion à la guerre de succession qui couve à l’UMP. «Mais si votre attitude permanente, c’est l’invective, ce n’est pas comme ça que vous reconquerrez la confiance des Français.»

Mais l’intervention qui a mis le feu aux poudres a été celle  du co-président des députés écologistes, François de Rugy, évoquant les «heures supplémentaires» de Jean-François Copé dans un cabinet d'avocat d'affaires:

Christian Jacob, président du groupe UMP  lui a alors demandé des excuses publiques, ce que François de Rugy a refusé de faire. Après de multiples incidents et interventions, la séance a été suspendue. Ce qui a entraîné de nouvelles empoignades:

Mais les échanges se sont poursuivis dans les couloirs, comme l’atteste ce message de De Rugy:

Malgré ce chahut, les députés ont réussi à voter l’abrogation de la TVA sociale,  autre mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy.