Gaz de schiste: Montebourg va «regarder» le dossier

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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, va "regarder" le dossier sensible de l'exploitation du gaz de schiste en France, sans toutefois le "rouvrir", a-t-on appris vendredi auprès de son cabinet.
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, va "regarder" le dossier sensible de l'exploitation du gaz de schiste en France, sans toutefois le "rouvrir", a-t-on appris vendredi auprès de son cabinet. — Kenzo Tribouillard afp.com

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, va «regarder» le dossier sensible de l'exploitation du gaz de schiste en France, sans toutefois le «rouvrir», a-t-on appris ce vendredi auprès de son cabinet.

«C'est un dossier qu'Arnaud Montebourg va regarder dans le cadre de la refonte du code minier en lien avec (la ministre de l'Ecologie) Delphine Batho au moment des discussions de l'automne sur les énergies alternatives», a déclaré une membre du cabinet dun ministre. «Il va regarder, mais ce n'est pas une réouverture de dossier, cela sera pris en compte dans ce contexte-là» du grand débat sur l'énergie, a-t-on assuré.

La France premier pays à bannir l'usage de la technique controversée de la fracturation hydraulique

Après une forte mobilisation d'opposants, la France était devenue en juillet dernier le premier pays à bannir l'usage de la technique controversée de la fracturation hydraulique, susceptible d'entraîner des pollutions du sous-sol, bloquant ainsi de fait l'exploitation de ces gaz prisonniers des roches souterraines. Le journal Le Monde a rapporté cette semaine, sans attribuer directement les propos au ministre, que «pour Arnaud Montebourg, la question de l'exploitation des gaz de schiste (devait) également être posée».

Responsable d'une révolution énergétique aux Etats-Unis, les gaz de schiste et par extension le pétrole et le gaz accessibles via les techniques d'extraction «non conventionnelles» seraient présents en masse dans le sous-sol français, gisement jugé le plus prometteur d'Europe avec la Pologne. Mais son exploitation potentielle est dénoncée par des riverains des régions potentiellement riches en gaz, comme l'ouest de la vallée du Rhône ou l'est du Bassin Parisien, qui craignent notamment la pollution ou l'épuisement des nappes phréatiques.

La fracturation hydraulique consiste en effet à injecter à très forte pression un mélange d'eau, de sédiments et de produits chimiques afin de briser la roche et libérer les molécules de gaz naturel. Les industriels, emmenés par les géants Total ou GDF Suez, soulignent régulièrement ces derniers mois que des forages d'exploration doivent au moins être effectués pour s'assurer que la ressource existe bien.