PSA: «Le gouvernement précédent était parfaitement au courant» accuse Najat Vallaud-Belkacem

avec AFP

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Le gouvernement précédent "était parfaitement au courant" du vaste plan social de PSA, arrêté "depuis longtemps", a accusé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, indiquant que l'Etat devait élaborer une stratégie industrielle soucieuse de compétitivité et des intérêts des salariés.
Le gouvernement précédent "était parfaitement au courant" du vaste plan social de PSA, arrêté "depuis longtemps", a accusé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, indiquant que l'Etat devait élaborer une stratégie industrielle soucieuse de compétitivité et des intérêts des salariés. — Martin Bureau afp.com

Le gouvernement précédent «était parfaitement au courant» du vaste plan social de PSA, arrêté «depuis longtemps», a accusé ce vendredi Najat Vallaud-Belkacem, indiquant que l'Etat devait élaborer une stratégie industrielle soucieuse de compétitivité et des intérêts des salariés.

«Le gouvernement précédent était parfaitement au courant de ce qui se préparait. En réalité, il a obtenu le silence de PSA pour s'éviter d'avoir à subir les foudres en pleine campagne électorale d'une telle annonce», a affirmé la porte-parole du gouvernement sur i-Télé, au lendemain de l'annonce par le groupe PSA Peugeot Citroën de 8.000 suppressions de postes.

«L'État doit être stratège»

«La réalité, c'est que cette décision a été prise depuis longtemps et que rien n'a été fait, ni pour la préparer et préparer notamment la reconversion des salariés, ni pour l'empêcher», a-t-elle ajouté. «Il va falloir que le gouvernement fasse le maximum pour aider les salariés. C'est aujourd'hui notre priorité», a souligné Najat Vallaud-Belkacem.

«La question (qui se pose) est celle de la stratégie industrielle et le gouvernement, l'Etat a un rôle à jouer pour définir, avec ces grands acteurs de l'industrie automobile, comme de l'industrie de manière plus générale, cette stratégie», a-t-elle poursuivi.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, «l'Etat doit être stratège. Lorsqu'il intervient pour soutenir l'activité productive, ce qui doit être son rôle indéniablement (...), il faut qu'il le fasse en ayant à l'esprit à la fois la compétitivité des entreprises mais aussi les intérêts des salariés».