Présidence de l'UMP: NKM prendra sa décision après une tournée des fédérations

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Nathalie Kosciusko-Morizet a prôné mercredi sur RTL une opposition "sans compromission" avec le Front national et "sans concession" avec la gauche, accusant François Hollande de fonder son action sur l'"anti-sarkozysme", ce qui ne "fait pas un projet pour la France".
Nathalie Kosciusko-Morizet a prôné mercredi sur RTL une opposition "sans compromission" avec le Front national et "sans concession" avec la gauche, accusant François Hollande de fonder son action sur l'"anti-sarkozysme", ce qui ne "fait pas un projet pour la France". — Kenzo Tribouillard afp.com

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, a expliqué ce mercredi qu'elle «prendrait une décision» sur la présidence de l'UMP après une tournée des fédérations «en juillet».

«Au mois de juillet, je fais le tour des fédérations pour parler avec les militants, pour parler du fond, parce que je pense qu'il y a des questions de fond qui n'ont pas été résolues, qui doivent l'être pour l'avenir», a déclaré l'ancienne ministre UMP, invitée de «Questions d'Info» LCP/France Info/Le Monde/AFP. «Et à l'issue, je prendrai une décision», a-t-elle dit.

La présidence de l'UMP, pas un «prélude à la primaire de 2016» 

Nathalie Kosciusko-Morizet a défendu l'idée que la compétition pour la présidence de l'UMP en novembre ne devait pas être un «prélude à la primaire de 2016» en vue de la présidentielle l'année suivante. Ce ne sont pas «les mêmes exercices. Et je pense qu'on va décevoir si on donne l'impression que c'est le même exercice», a-t-elle ajouté.

Invitée à dire qui, de François Fillon ou de Jean-François Copé, elle se sentait le plus proche, NKM a répondu: «Je préférerais avant de répondre qu'on ait un débat de fond», en évoquant "le débat qui a resurgi pendant les législatives sur les relations avec le FN par exemple». «Je préférerais qu'on clarifie toutes ces choses avant de répondre», a-t-elle insisté.

Les analyses de Buisson «intéressantes comme analyses de la société»

Nathalie Kosciusko-Morizet est également revenue sur la polémique déclenchée par ses propos sur Patrick Buisson. «Le principal reproche que je fais à Patrick Buisson, c'est que son objectif, à mon avis, n'était pas de faire gagner Nicolas Sarkozy, il était de faire gagner Charles Maurras», avait-elle affirmé sur un plateau de télévision.

Invitée par «Questions d'Info» à revenir sur cette phrase, la députée a expliqué qu'elle pensait que les analyses de Patrick Buisson étaient «intéressantes comme analyses de la société. Elles sont stimulantes», mais, a-t-elle ajouté, «cela ne veut pas dire que tous les conseils politiques sont bons à prendre».

Elle a fait valoir que, lorsqu'elle avait parlé de Charles Maurras, c'était comme d'«une figure de la droite très réactionnaire (...) une droite qui ne peut pas faire l'axe de la droite».

Par ailleurs, interrogée sur des propos de Patrick Buisson au Nouvel Observateur selon lesquels elle lui aurait demandé, au cours d'un déjeuner le 23 mars dernier, de lui «prodiguer des conseils» à raison d'une fois par mois dans l'éventualité où elle briguerait l'Elysée en 2017, NKM a répondu: «C'est absurde", "je ne comprends pas d'où il sort ça».

Elle a reconnu avoir déjeuné avec Patrick Buisson «une seule fois en tête-à-tête, le 23 mars». «Donc, c'est bien la preuve qu'on ne se voit pas une fois par mois, ce n'est pas vrai», a-t-elle ajouté. «J'ai toujours trouvé que les analyses de Patrick Buisson sur la société étaient intéressantes. Je ne trouve pas que ses conseils politiques et ses visions politiques soient les miennes», a-t-elle insisté.

«Je trouve, par exemple, que l'horizon qui est celui d'une fusion des droites n'est pas mon horizon. Je crois que ce n'est pas une bonne idée», a dit encore Nathalie Kosciusko-Morizet.