UMP: Et si Villepin revenait?

POLITIQUE Il ne ferme pas la porte à un retour dans son ancienne famille politique...

M.P.

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Dominique de Villepin en interview a son QG de campagne, au 91 bis rue de Cherche-Midi à Paris, le 1er mars 2012.
Dominique de Villepin en interview a son QG de campagne, au 91 bis rue de Cherche-Midi à Paris, le 1er mars 2012. — Vincent Wartner / 20Minutes

Et si après un départ fracassant de l’UMP en 2011, Dominique de Villepin revenait dans son giron maintenant que Nicolas Sarkozy est sur la touche? C’est ce que l’ex-Premier ministre a laissé entendre mercredi matin sur BFM TV et RMC. Interrogé sur un éventuel retour, il a répondu: «Je me pose la question. L’opposition a un choix à faire. Est-ce qu’elle veut peser, faire des choix positifs, constructifs au fil des prochaines années, se réorganiser pour laisser plus de place à la diversité?» L’ancien fondateur de République solidaire – parti dont il a ensuite quitté la présidence – a ajouté: «j’ai envie de faire valoir un peu de bons sens et un peu d’exigence. Pourquoi pas au sein de l’UMP s’il y a la possibilité de s’y exprimer».

Dominique de Villepin a déjà rencontré Jean-François Copé après la défaite de Nicolas Sarkozy et il a précisé qu’il rencontrerait très vite Alain Juppé et François Fillon. S’il n’a pas dit pour qui il avait voté au second tour de l’élection présidentielle, l’ancien patron du Quai d’Orsay est un opposant farouche à la droitisation engagée par Nicolas Sarkozy.

Un soutien encombrant?

L’éphémère candidat à la présidentielle de 2012 a récusé le débat en cours au sein de l’UMP sur «l’inventaire» des années Sarkozy, expliquant avoir «horreur de régler des comptes après la bataille». «Il faut un peu de dignité dans la vie politique, soyons rassemblés», a insisté le rival de Nicolas Sarkozy dont l’inimitié s’est poursuivie jusque dans les prétoires, avec l’affaire Clearstream.

Pour autant, il a lâché: «Je ne pense pas que le 'ni ni' (ni soutien au FN, ni soutien à la gauche, NDLR) soit la bonne réponse. Le général de Gaulle, jusqu’à Jacques Chirac, avait clairement marqué l’exigence d’un front républicain. Quand la confusion s’installe dans les esprits, la confusion s’installe dans l’action politique, et c’est alors que les pires aventures commencent», a-t-il prévenu.

Pourrait-il être un renfort pour François Fillon en vue du prochain congrès face à Jean-François Copé? Pas si sûr tant Villepin a peu d’estime pour Fillon. D’ailleurs, sur iTélé le mois dernier, Villepin avait loué l’action de Copé à la tête de l’UMP, saluant ses efforts d’ouvertures aux différents courants de pensée. Pour autant, même s’il est un membre fondateur de l’UMP, Dominique de Villepin n’apparaît pas comme un renfort de poids dans la bataille qui va se jouer.