Vidalies a reconnu avoir été "maladroit" avec les députés écologistes

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François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée nationale a affirmé qu'Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, avait reconnu avoir été "maladroit" en affirmant que les écologistes n'auraient "pas la liberté de vote", dimanche sur France Inter.
François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée nationale a affirmé qu'Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, avait reconnu avoir été "maladroit" en affirmant que les écologistes n'auraient "pas la liberté de vote", dimanche sur France Inter. — Frank Perry afp.com

François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée nationale a affirmé qu'Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, avait reconnu avoir été "maladroit" en affirmant que les écologistes n'auraient "pas la liberté de vote", dimanche sur France Inter.

La semaine dernière, lors de l'émission "Questions d'Info" (LCP/Le Monde/AFP/France Info), M. Vidalies, avait déclaré qu'étant associés au gouvernement, les écologistes d'EELV auraient à l'Assemblée "la liberté d'expression, mais pas la liberté de vote".

M. de Rugy a rappelé qu'il avait écrit au ministre pour lui dire que ses propos étaient inacceptables.

"Depuis, Alain Vidalies m'a appelé et nous avons échangé. Il a reconnu que c'était maladroit et qu'il ne voulait pas qu'il y ait de polémique inutile à ce sujet. Jean-Marc Ayrault aussi m'a également appelé pour éviter qu'il n'y ait le moindre malentendu", a affirmé le député écologiste.

"Et donc, il faut ce que soit très clair, la liberté de parole, d'expression des députés écologistes à l'Assemblée nationale pourra déboucher sur des votes différents si nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord, comme elle essaiera de déboucher sur des votes évidemment communs", a-t-il assuré.

Par ailleurs, interrogé sur la nouvelle ministre de l'Ecologie Delphine Batho, il a salué en elle "quelqu'un de très (...) ferme, pour ne pas dire un peu raide parfois, et pour l'Ecologie, c'est très bien (...), c'est sûr et certain, elle ne se laissera pas marcher sur les pieds".

"Je ne lui fait ni procès d'intention, ni chèque en blanc", a-t-il ajouté.

A la question de savoir si c'était un "mauvais signal" que Nicole Bricq (ministre de l'Ecologie dans le gouvernement Ayrault I) perde son marocain au moment où elle s'opposait à des permissions de forage en Guyane, M. de Rugy a répondu : "On mélange un peu tout. On voudrait juger de la politique écologiste du gouvernement, de l'utilité des écologistes, simplement sur une affaire qui est celle de la Guyane ?"

"Il est tout à fait normal que nous demandions à ce qu'on ne juge pas la politique écologiste de cette nouvelle majorité (...) simplement sur un fait, ce serait absurde", a-t-il ajouté.