Le CSA ne sanctionne pas les chaînes qui ont diffusé les propos de Ségolène Royal avant 20h

POLITIQUE La candidate malheureuse, qui s'est dit victime d'un «acharnement», ne sera pas non plus pénalisée...

E.O. avec AFP

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Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) se penche mardi en séance plénière sur la diffusion par plusieurs médias dimanche avant 20H00 de propos tenus par Ségolène Royal concernant sa défaite au deuxième tour des législatives.
Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) se penche mardi en séance plénière sur la diffusion par plusieurs médias dimanche avant 20H00 de propos tenus par Ségolène Royal concernant sa défaite au deuxième tour des législatives. — Nicolas Tucat afp.com

Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) ne va pas sanctionner les chaînes qui ont diffusé dimanche avant 20h les propos tenus par Ségolène Royal concernant sa défaite au deuxième tour des législatives, apprend-on ce mardi auprès du Conseil.

«Le Conseil a constaté un manquement de certaines télévisions et radios à l'article 52 du code électoral», concernant la publication de résultats, précise-t-on à la direction du CSA, ajoutant: «En raison des circonstances particulières et notamment l'heure de diffusion de l'allocution de Mme Royal et du fait que le scrutin était clos dans la circonscription concernée, le Conseil n'entend pas intervenir à l'encontre des chaînes de radio et de télévision».

«J'ai perdu les élections, ce n'est pas la peine d'en rajouter»

Ségolène Royal non plus ne fera pas l'objet de sanctions pour avoir annoncé sa défaite avant 20h. Ce mardi matin, la candidate malheureuse s' était émue de cette éventualité sur Twitter: «Si certains médias ont diffusé (l'annonce) avant, c'est leur choix. Et le CSA me condamnerait sans m'entendre? Et le principe du contradictoire?». Avant de dénoncer un «acharnement»: 

«Le CSA est une institution qui régit les règles des organes de presse, pas les citoyens. Ce soir là, je me suis exprimée en tant que citoyenne. C'est ensuite aux médias de prendre leur responsabilité», rappelle-t-elle dans une interview accordée ce mardi matin au nouvelobs.com. Et Ségolène Royal d'insister sur l'«acharnement» dont elle serait victime. «J'ai perdu les élections, je crois que ce n'est pas la peine d'en rajouter», estime-t-elle.