Gouvernement: Vers un remaniement «tout sauf spectaculaire»

POLITIQUE Jean-Marc Ayrault a remis sa démission à François Hollande, qui l'a reconduit pour former un nouveau gouvernement...

Maud Pierron

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François Hollande et Jean-Marc Ayrault, le 15 mai 2012 à Paris.
François Hollande et Jean-Marc Ayrault, le 15 mai 2012 à Paris. — P. ROSSIGNOL / AFP

Comme le veut la tradition, au lendemain des législatives, Jean-Marc Ayrault a remis sa démission à François Hollande, qui l’a confirmé dans la foulée à Matignon. Le gouvernement «Ayrault 2» est donc en gestation tandis que François Hollande s’est envolé lundi au sommet du G20 au Mexique, et il devrait fortement ressembler au «Ayrault 1». Ce sera «marginal», veut croire une ministre, «tout sauf spectaculaire», complète un conseiller du Premier ministre.

Déjà, tous les membres du gouvernement engagés aux législatives l’ont emporté donc aucun poste n’est vacant. Et dès le 17 mai dernier, François Hollande a pris la décision d’élargir son gouvernement à d’autres sensibilités que les socialistes: il y a deux ministres membres d’Europe Ecologie-Les Verts (Cécile Duflot et Pascal Canfin) et une représentante du Parti radical de gauche (Sylvia Pinel). Aucun ministre ne s’est non plus  particulièrement attiré les foudres de l’exécutif. «Ils sont en situation de conserver leurs postes», dit-on à Matignon. 

Hue au gouvernement?

Toutefois, pour parer aux critiques d’hégémonisme, le chef de l’Etat pourrait être tenté de faire entrer d’autres couleurs politiques. «Des contacts ont été pris ou nous avons été contactés», précise-t-on dans l’entourage d’Ayrault sans plus de précision. le Parti de gauche de Mélenchon a déjà opposé une fin de non-recevoir et la direction du PCF, par la voix de Pierre Laurent, estime que «les conditions ne sont pas réunies». Les militants communistes doivent se prononcer officiellement mercredi, la veille de l’annonce du gouvernement puisque Hollande rentre jeudi en France.

Si c’est non, alors Robert Hue, l’ancien secrétaire national du PCF a de bonnes chances de faire son entrée. Et cela ne concernera que des postes mineurs. On évoque par exemple un secrétariat au Commerce extérieur. A moins que le maroquin de la Réforme de l’Etat ne se retrouve à pourvoir, au terme d’un effet domino. Marylise Lebranchu, titulaire du portefeuille et réélue en Bretagne dimanche, pourrait être poussée vers la présidence de l’Assemblée nationale. Ce serait la première fois que le perchoir serait occupé par une femme. La ministre expliquait la semaine dernière que ça ne l’intéressait pas. Mais c’était avant la débâcle de Ségolène Royal à La Rochelle.