La hausse du Smic, toujours «bonne à prendre», selon Jean-Luc Mélenchon

avec AFP

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Le président du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, a jugé vendredi que l'augmentation prévue du Smic, qualifiée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de "juste et raisonnée" était toujours "bonne à prendre".
Le président du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, a jugé vendredi que l'augmentation prévue du Smic, qualifiée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de "juste et raisonnée" était toujours "bonne à prendre". — Philippe Huguen afp.com

Le président du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, a jugé ce vendredi que l'augmentation prévue du Smic, qualifiée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de «juste et raisonnée» était toujours «bonne à prendre».

«L'augmentation que propose Jean-Marc Ayrault est bonne à prendre, c'est 46 centimes d'euros de l'heure», a dit Jean-Luc Mélenchon interrogé sur Europe 1.

Le Premier ministre a annoncé vendredi matin que la hausse serait de moins de 5%. Le leader du PG s'est basé sur ce pourcentage pour son évaluation, soit 5% du Smic horaire brut qui est de 9,22 euros.

«C'est toujours ça de pris, mais est-ce que c'est juste ? Non. Ce n'est pas juste parce que les fortunes accumulées par le capital sont considérables et ce n'est pas une nouvelle répartition juste que de donner 46 centimes de l'heure aux plus petites paies», a répondu l'ex-candidat à la présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon a jugé que les mesures annoncées par le gouvernement (retraites, plafonnement des niches fiscales, quotient familial) constituaient «des gestes qui ont un sens, que le gouvernement précédent n'aurait pas faits».

«Il faut les porter au crédit du président de la République», a-t-il dit tout en prônant pour sa part «une politique globale de relance de l'activité» pour que «le pays se remette à respirer».

Jean-Luc Mélenchon a également approuvé la mise sous surveillance de 36 entreprises en danger, tout en estimant que le gouvernement devrait aller plus loin avec «au moins une mesure d'urgence : le moratoire sur tous les licenciements». Cette disposition permettrait, selon lui, d'éviter que des entreprises anticipent les mesures votées par une probable nouvelle majorité à l'Assemblée nationale en juillet.