Des professeurs retraités pour conseiller de jeunes collègues: «belle idée» pour Peillon

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Vincent Peillon a jugé que le recours rémunéré à des professeurs retraités pour des missions de tutorat auprès de leurs jeunes confrères serait "une belle idée", mais il exclut qu'il soit fait appel à eux pour des remplacements, jeudi dans Le Parisien.
Vincent Peillon a jugé que le recours rémunéré à des professeurs retraités pour des missions de tutorat auprès de leurs jeunes confrères serait "une belle idée", mais il exclut qu'il soit fait appel à eux pour des remplacements, jeudi dans Le Parisien. — Frank Perry afp.com

Vincent Peillon a jugé que le recours rémunéré à des professeurs retraités pour des missions de tutorat auprès de leurs jeunes confrères serait «une belle idée», mais il exclut qu'il soit fait appel à eux pour des remplacements, ce jeudi dans Le Parisien. «C'est une belle idée, mais on doit d'abord se concerter», déclare le ministre de l'Education nationale à propos de ces missions de «conseil» qui pourraient leur être confiées.

«S'il y a besoin de faire appel à d'autres bonnes volontés, je n'y suis pas hostile, mais il faut mesurer la légitimité d'une telle mesure avec les partenaires. Cela suppose l'adhésion des personnels», temporise-t-il. 

«C'est de la transmission d'expérience»

«Ca n'est pas pour effectuer des remplacements. C'est de la transmission d'expérience», précise le ministre. Dans cet entretien au Parisien, Vincent Peillon explique par ailleurs que si le millier de postes qui doivent être créés à la rentrée le seront dans le public, c'est parce qu'«il n'y a pas eu de demande explicite de la part (des) représentants» de l'enseignement privé.

Mais le privé, qui scolarise environ 18% des élèves français, «sera concerné par les 60.000 postes que nous comptons déployer dans les cinq années à venir», assure Vincent Peillon. «Nous les affecterons à la hauteur des postes supprimés», poursuit-il, ajoutant qu'il allait rencontrer «prochainement» les représentants du privé pour «un diagnostic commun». Dans un courrier à Vincent Peillon, les syndicats de l'enseignement privé ont demandé à être reconnus comme leurs collègues du public et à être «pleinement associés» aux discussions sur la loi d'orientation sur l'Education nationale.

Cette loi d'orientation va comporter plusieurs chantiers (rythmes scolaires, formation des enseignants, création de 60.000 postes...) qui seront discutés avec la communauté éducative en juillet, pour une présentation à l'automne.