Montebourg: Un «plan de reconquête industrielle» bientôt soumis à Ayrault

© 2012 AFP

— 

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a indiqué samedi à l'AFP qu'il élaborait un "plan de reconquête industrielle" qu'il allait soumettre au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, "dans les semaines qui viennent"
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a indiqué samedi à l'AFP qu'il élaborait un "plan de reconquête industrielle" qu'il allait soumettre au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, "dans les semaines qui viennent" — Fred Dufour afp.com

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a indiqué samedi à l'AFP qu'il élaborait un «plan de reconquête industrielle» qu'il allait soumettre au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, «dans les semaines qui viennent».

«Il y a beaucoup de dirigeants d'entreprises comme de salariés qui ont besoin d'une politique de patriotisme industriel où nous nous unissons autour de nos outils de travail, industriels, de notre force économique, pour reconstruire la force perdue», a expliqué Arnaud Montebourg. «Je suis en train avec les équipes d'élaborer un plan de reconquête industrielle que je soumettrai au Premier ministre dans les semaines qui viennent», a-t-il affirmé.

Un médiateur pour étudier les différents scénarios de reprise

Par ailleurs, après son annonce vendredi aux salariés de Fralib qui occupent l'usine de Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, menacée de fermeture, que le groupe Unilever acceptait de reprendre les négociations, Arnaud Montebourg a indiqué: «Je reste prudent mais il y a des choses sur la table. Dès la semaine prochaine, la table ronde va se réunir dans les Bouches-du-Rhône, sous l'autorité de mon médiateur.»

Le médiateur, Michel Bentounsi, est le directeur régional adjoint en Provence-Alpes-Côte d'Azur de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte). Il a été nommé pour étudier les différents scénarios de reprise, à commencer par celui que proposent les salariés. le groupe anglo-néerlandais de l'alimentation et des cosmétiques Unilever s'est engagé à ne pas déménager les machines du site tant que les discussions seront en cours.