Vincent Peillon à la sortie du conseil des ministres, le 23 mai 2012.
Vincent Peillon à la sortie du conseil des ministres, le 23 mai 2012. — V. WARTNER / 20 MINUTES

POLITIQUE

Education: Vincent Peillon déterre 17 rapports «cachés» par Luc Chatel

Le précédent ministre de l'Education nationale était critiqué pour rétention d'informations...

Que la lumière soit. Le ministère de l'Education nationale a mis en ligne vendredi sur son site internet 17 rapports de 2011 de ses inspections générales, par souci de «transparence» et pour «contribuer utilement au débat public sur la réussite éducative». Le nouveau ministre, Vincent Peillon, avait annoncé mercredi que les rapports «cachés ces dernières années» seraient publiés en fin de semaine.

Parmi ces rapports figurent notamment ceux sur l'école maternelle, la mise en oeuvre de la réforme de la formation des enseignants, le remplacement des enseignants absents ou les internats d'excellence. Le précédent gouvernement avait été critiqué à plusieurs reprises pour rétention de notes et rapports. A l'avenir, les rapports de l'inspection générale de l'éducation nationale (IGEN) et de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) «ont désormais vocation à être publiés», a assuré le ministère dans son communiqué.

Rétention critiquée

Ceux d'ores et déjà en ligne sont «les plus récents» et «les plus anciens seront publiés dans les jours qui viennent», est-il précisé. Depuis l'automne, plusieurs organisations ont critiqué la rétention par le gouvernement précédent de rapports d'inspection et de notes statistiques de l'Education nationale, ou bien parfois leur utilisation dans un objectif de communication ministérielle.

Il s'agit notamment du collectif Interstat de syndicats des services statistiques des ministères, de la fédération de parents d'élèves FCPE qui avait saisi la Haute autorité de la statistique publique, ou encore du collectif des «déchiffreurs de l'éducation» qui s'est créé pour passer au crible les statistiques du système éducatif. Publier ces rapports, «c'est se mettre en conformité avec un engagement du président de la République: une République exemplaire» et «instaurer une nouvelle relation de confiance entre l'Ecole et la nation», a-t-on commenté vendredi au ministère.