SeaFrance: Arnaud Montebourg «regrette» ses propos

GOUVERNEMENT Le ministre, maintenu en poste par Jean-Marc Ayrault, veut se concentrer sur les plans sociaux à venir...

E.O.

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Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, le 18 mai 2012 dans son bureau de Bercy, à Paris.
Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, le 18 mai 2012 dans son bureau de Bercy, à Paris. — E.DESSONS/JDD/SIPA

Arnaud Montebourg fait son mea culpa. Au lendemain de sa condamnation pour injure –il avait qualifié les ex-dirigeants du groupe SeaFrance d’«escrocs» en septembre 2011– le ministre du Redressement productif a indiqué sur BFMTV qu’il «regrettait ces propos, puisqu’ils ont été censurés par la justice civile à travers la condamnation symbolique d’un euro».

«Je veux quand même observer que la personne qui s’est plainte en justice de mes propos a un casier judiciaire assez lourd», a toutefois souligné le ministre, rappelant que ce «patron de SeaFrance» a été condamné «dans l’affaire Elf à neuf mois de prison avec sursis et 40.000 euros d’amende». Arnaud Montebourg désigne sans le nommer Pierre Fa, ex-patron de SeaFrance et ancien responsable de l'audit interne d'Elf.

«Ma priorité, c’est en quelque sorte de faire le pompier»

Arnaud Montebourg, qui ne sait pas encore s’il va faire appel, assure que «cette condamnation civile, finalement, permet de passer à autre chose»: «Ma priorité aujourd’hui, c’est en quelque sorte de faire le pompier partout en France avec la multiplication des décisions de restructuration des entreprises, des plans sociaux, et cela me paraît autrement plus important que les états d’âmes d’un dirigeant curieux de SeaFrance.»

 

La droite s’est empressée de demander la démission du ministre, après l’annonce de sa condamnation, au nom du «principe d’exemplarité» énoncé par François Hollande durant sa campagne. Jean-Marc Ayrault a cependant indiqué qu’il ne comptait pas exclure Arnaud Montebourg de son gouvernement car sa probité n’était pas en cause.