Ayrault présentera mercredi en Conseil des ministres un «calendrier social»

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Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le "calendrier social" pour les semaines à venir, ainsi que "la méthode de concertation", soulignant que le gouvernement était déjà "en action" et le "changement perceptible".
Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le "calendrier social" pour les semaines à venir, ainsi que "la méthode de concertation", soulignant que le gouvernement était déjà "en action" et le "changement perceptible". — Fred Dufour afp.com

Jean-Marc Ayrault a annoncé ce mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le «calendrier social» pour les semaines à venir, ainsi que «la méthode de concertation», soulignant que le gouvernement était déjà «en action» et le «changement perceptible».

«Ma volonté rejoint celle du président de la République. Nous voulons remettre la France en mouvement. (...) J'annoncerai demain (mercredi) à l'occasion du Conseil des ministres le calendrier social», a déclaré le Premier ministre devant les députés socialistes. «Je crois à l'utilité des corps intermédiaires», a-t-il ajouté, notant qu'il préciserait également mercredi «la méthode sur la concertation». Il a aussi évoqué «le respect qui vaut pour les représentants de la société civile», «pour le Parlement comme pour tous les élus de notre territoire».

«Le changement, il est déjà perceptible»

S'exprimant au côté de la première secrétaire du PS Martine Aubry et devant plusieurs ministres députés sortants, Jean-Marc Ayrault a souligné que «le président comme le gouvernement» s'était déjà «mis en action». «Le changement, il est déjà perceptible. Le climat du débat politique a vraiment changé», a-t-il avancé. Dans la foulée du séjour aux Etats-Unis de François Hollande, qui a participé aux sommets du G8 et de l'Otan et a rencontré Barack Obama, Jean-Marc Ayrault a fait valoir que «les lignes bougent» et que «la parole de la France est entendue».

Le chef du gouvernement a dramatisé l'enjeu des législatives des 10 et 17 juin, en ciblant le risque d'une cohabitation en cas de succès de la droite. Il a évoqué «l'affaiblissement de la France face à nos partenaires en Europe et dans le monde» et «surtout l'application du programme de la droite (...) qui prévoit dès l'automne prochain une augmentation de la TVA», ou encore, selon lui, une nouvelle baisse des effectifs dans l'Education nationale.

«Et puis, ça serait aussi l'austérité généralisée», a-t-il plaidé. «Voilà ce que nous avons à répéter et ce que nous allons répéter jour après jour» durant la campagne, a fait valoir le Premier ministre.