Un élu EELV recherché pour fauchage d'OGM se rend à la police belge

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Dominique Plancke, élu EELV du Nord/Pas-de-Calais, a décidé de se rendre de lui-même à un commissariat belge mardi alors qu'il était recherché depuis presque un an par la police du pays à la suite d'un fauchage volontaire dans un champ de pommes de terre transgéniques près de Gand.
Dominique Plancke, élu EELV du Nord/Pas-de-Calais, a décidé de se rendre de lui-même à un commissariat belge mardi alors qu'il était recherché depuis presque un an par la police du pays à la suite d'un fauchage volontaire dans un champ de pommes de terre transgéniques près de Gand. — Philippe Huguen afp.com

Dominique Plancke, élu EELV du Nord/Pas-de-Calais, a décidé de se rendre de lui-même à un commissariat belge ce mardi alors qu'il était recherché depuis presque un an par la police du pays à la suite d'un fauchage volontaire dans un champ de pommes de terre transgéniques près de Gand. Dominique Plancke avait participé le 29 mai 2011 à une opération organisée par le Front de libération des champs belges, avec «400 à 500 personnes», au cours de laquelle il avait été arrêté puis relâché au bout de deux heures, a raconté à l'AFP l'élu à la tête de la commission des transports au conseil régional, confirmant une information de Nord Eclair.

Sous le coup de l'équivalent belge d'un mandat d'amener français, il a préféré prendre rendez-vous à 14H00 avec le commissariat de Wetteren. «J'ai appelé le commissariat pour leur expliquer que j'étais prêt à être entendu. Cela doit permettre de lever le signalement», a précisé l'élu EELV. L'élu est ressorti libre dans l'après-midi d'un entretien qui a été «assez rapide». Dominique Plancke s'était rendu en Belgique dès mardi matin afin de soutenir 11 personnes convoquées au tribunal, qui avaient également pris part à l'opération de fauchage. Brève, l'audience a été reporté au 13 janvier 2013, a ajouté Dominique Plancke.

Une «cinquantaine de personnes» souhaitent être également jugées en tant que «comparants volontaires» au côté de ces 11 personnes «un peu tirées au hasard», selon l'élu lillois, déjà condamné en France à plusieurs reprises pour des fauchages. Quatre autres personnes se sont jointes à l'élu à son rendez-vous avec la police belge. Reste à «savoir si le parquet engage des poursuites contre nous et nous fait un procès et, s'ils ne le font pas, si le tribunal accepte qu'on comparaisse de façon volontaire», a indiqué Dominique Plancke.