NKM et Marine Le Pen se renvoient la responsabilité de l'échec de Sarkozy

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President of French far-right party Front national (FN) and former candidate for the 2012 French presidential election Marine Le Pen casts her ballot at a polling station in Henin-Beaumont, northern France, on May 6, 2012, as part of the presidential election second round vote. AFP PHOTO / DENIS CHARLET
President of French far-right party Front national (FN) and former candidate for the 2012 French presidential election Marine Le Pen casts her ballot at a polling station in Henin-Beaumont, northern France, on May 6, 2012, as part of the presidential election second round vote. AFP PHOTO / DENIS CHARLET — Denis Charlet afp.com

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, et la présidente du Front National Marine Le Pen se sont réciproquement accusées dimanche sur TF1 de porter la responsabilité de l'échec de la droite à la présidentielle.

"Si ce soir Hollande a été élu c'est qu'il y a beaucoup de votes blancs, et voter blanc c'est voter François Hollande", a déclaré NKM. "Marine Le Pen avait appelé à voter blanc. Nous l'avons dit, voter blanc c'est participer à la victoire de François Hollande".

"N'essayez pas d'échapper à vos responsabilités", lui a rétorqué Mme Le Pen, "prenez exemple sur Nicolas Sarkozy qui, lui, assume les siennes".

"Vous avez dit que vous voteriez socialiste", a poursuivi Mme Le Pen, "vous avez introduit dans l'esprit des Français que somme toute voter socialiste ça ne devait pas être si grave que ça, voyez: ils vous ont écoutée en partie".

"C'est Nicolas Sarkozy qui a participé à la victoire de François Hollande", a encore dit Mme Le Pen, dénonçant "tous les dirigeants de l'UMP qui n'ont eu de cesse, entre les deux tours, d'expliquer que voter socialiste, c'était plutôt pas si mal que ça, c'était pas dramatique". Selon elle, "ils portent ce soir la responsabilité de l'échec de leur camp".

Les deux femmes ont par ailleurs chacune évoqué les prochaines élections législatives.

"Nous avons perdu cette élection présidentielle, en dépit, je crois d'une belle campagne, mais non, ce n'est pas fini", a dit Mme Kosciusko-Morizet. "Aujourd'hui, tous les pouvoirs peuvent être aux mains des socialistes, la présidence de la République, une majorité des régions, des départements, des grandes villes. (Or) la France est un pays d'équilibre".

"Tout n'est pas perdu", a déclaré pour sa part Mme Le Pen en souhaitant "une Assemblée vraiment nationale, où il y aura des députés qui ne seront ni complices, ni soumis".