Raffarin annonce un «mouvement» des «humanistes» au sein de l'UMP

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Nicolas Sarkozy, en tant que "challenger", "va prendre sans doute un certain nombre de risques" lors du débat télévisé qui l'opposera à François Hollande et qui pourrait être "déterminant", a estimé l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin.
Nicolas Sarkozy, en tant que "challenger", "va prendre sans doute un certain nombre de risques" lors du débat télévisé qui l'opposera à François Hollande et qui pourrait être "déterminant", a estimé l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin. — Martin Bureau afp.com

Jean-Pierre Raffarin a annoncé que les «humanistes» de l'UMP allaient se constituer en «mouvement» au sein du parti, se félicitant de l'«appel de la diversité» lancé par Jean-François Copé pour que différentes «sensibilités» puissent s'y exprimer.

«Je peux vous annoncer que ma famille politique, qui est celle des humanistes de l'UMP, nous allons nous organiser en mouvement et nous allons répondre à cet appel de la diversité», a déclaré sur France Info l'ancien Premier ministre, premier vice-président du conseil national de l'UMP. «Ca va tout à fait dans le bon sens», a ajouté Jean-Pierre Raffarin au sujet des déclarations du patron de l'UMP, Jean-François Copé, d'autoriser des «sensibilités» de s'organiser en «mouvements» au sein de la formation.

«On est très bien au sein de l'UMP, mais...»

«On est très bien au sein de l'UMP. La preuve, c'est qu'on veut y rester. Mais l'UMP, ça été un rassemblement de centristes, de libéraux, de gaullistes», a poursuivi le sénateur. «Il y a une droite populaire, elle est légitime, elle est républicaine, mais il y a aussi des humanistes. Dans la vie politique, et notamment pour les législatives, il faut qu'on puisse trouver cette sensibilité de l'UMP qui est diverse», a-t-il ajouté.

Selon lui, la diversité de l'UMP dépend aussi des régions. «L'UMP, a-t-il souligné, n'est pas tout à fait la même chose à Marseille, à Toulon, à Rennes ou à Poitiers. Il est clair que dans l'Ouest, on a une vie politique qui n'est pas tout à fait la même que dans le Sud-est».

En réponse à une question, Jean-Pierre Raffarin a écarté l'hypothèse de toute division de l'UMP. «La division de l'UMP elle servirait qui? Elle servirait le FN et le PS. Et nous ne voulons ni aider le FN, ni le PS. Donc, nous voulons rester, rassemblés, unis», tout en cultivant la diversité, a conclu l'ancien Premier ministre.