Flexibilité: La négociation reprendra après la présidentielle

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François Fillon a affirmé lundi qu'il fallait "éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats", ajoutant ne pas aimer "qu'on critique les syndicats en tant que tels" car ils "sont nécessaires au fonctionnement de l'économie et du système social français".
François Fillon a affirmé lundi qu'il fallait "éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats", ajoutant ne pas aimer "qu'on critique les syndicats en tant que tels" car ils "sont nécessaires au fonctionnement de l'économie et du système social français". — Eric Feferberg afp.com

L'ultime séance de négociation avant la présidentielle sur les accords de flexibilité voulus par le gouvernement et le patronat a duré moins de deux heures ce vendredi, le Medef proposant finalement un rendez-vous le 16 mai, à la satisfaction des syndicats. Alors que le Medef espérait une quatrième séance «conclusive», les syndicats ont obtenu la poursuite des négociations après la présidentielle.

Sur un sujet aussi sensible pour des millions de salariés, les syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO, CGT) avaient affirmé dès le début des négociations en février qu'ils ne souhaitaient pas se laisser dicter un calendrier par l'exécutif, qui leur avait donné deux mois pour se mettre d'accord avec le patronat (CGPME, Medef, UPA). «Une partie des points durs pour le patronat ne sont plus niés, la réunion a été plus positive que les fois précédentes», a commenté pour la CFTC Joseph Thouvenel.

Réduction temporaire du temps de travail en cas de chute d'activité

L'enjeu de la négociation est de faciliter la possibilité pour les employeurs de réduire temporairement, grâce à un accord d'entreprise, le temps de travail et les salaires pour faire face à une chute d'activité, en échange d'une garantie de maintien des emplois. La CFDT a elle aussi noté «des avancées», la CFE-CGC saluant la «solution intelligente de reporter» la négociation après le second tour.

Patrick Bernasconi, le négociateur du Medef, est sorti «avec le sentiment qu'on se rapproche d'un accord», promettant de «réécrire» l'article 7 du projet d'accord sur la qualification du licenciement des salariés qui refuseraient les nouvelles conditions de travail approuvées majoritairement dans leur entreprise. «Le Medef diffère mais ne renonce pas à ses ambitions», estimait de son côté Agnès Lebot (CGT). Une centaine de militants de la CGT manifestaient à la mi-journée à proximité du siège du Medef.