Fillon et les «traditions ancestrales»: Le président du consistoire estime que «l'incident est clos»

POLÉMIQUE es autorités religieuses juives ont calmé le jeu après leur entretien avec le Premier ministre...

N. Bg. avec AFP

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"Nous attendons qu'il réaffirme clairement que l'abattage rituel va continuer à être préservé et qu'il n'y aura pas de remise en case des accords qui sont conclus avec le gouvernement depuis de nombreuses années sur ce sujet", a déclaré aux journalistes le président du Consistoire central avant le début de l'entretien avec le Premier ministre.
"Nous attendons qu'il réaffirme clairement que l'abattage rituel va continuer à être préservé et qu'il n'y aura pas de remise en case des accords qui sont conclus avec le gouvernement depuis de nombreuses années sur ce sujet", a déclaré aux journalistes le président du Consistoire central avant le début de l'entretien avec le Premier ministre. — Eric Feferberg afp.com

Le grand rabbin Gilles Bernheim et le président du Consistoire central, Joël Mergui, sont arrivés jeudi vers 12h15 à Matignon pour s'entretenir avec François Fillon. A l'issue de la rencontre, Joël Merghi a affirmé: «L'incident est clos» mais «nous restons en alerte».

«Sur la vigilance, les suites qui vont être données, c'est un travail de fond (...). Il faut qu'on continue à travailler à avoir des garanties - que nous avons entendues du Premier ministre -, du ministère de l'Agriculture et de tous les partis politiques», a-t-il ajouté.

Avant la réunion, il avait déclaré vouloir que Fillon réaffirme «clairement que l'abattage rituel va continuer à être préservé». «Nous attendons qu'il réaffirme clairement que l'abattage rituel va continuer à être préservé et qu'il n'y aura pas de remise en case des accords qui sont conclus avec le gouvernement depuis de nombreuses années sur ce sujet», avait déclaré aux journalistes le président du Consistoire central avant le début de l'entretien avec le Premier ministre.

Personnalités musulmanes reçues jeudi après-midi

Fillon, s'exprimant à titre personnel, a suscité une polémique avec les communautés juive et musulmane en estimant lundi que «les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, de la technologie, les problèmes de santé». «On est dans un pays moderne, il y a des traditions qui sont des traditions ancestrales, qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène», avait-il ajouté, en référence au halal et au casher. Il avait toutefois précisé que ça n'était ni «le jour» ni «le moment d'ouvrir ce débat».

Le chef du gouvernement recevra à leur tour, jeudi midi, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.