EELV: le non remplacement de NKM à l'Ecologie montre le "désintérêt croissant de l'UMP"

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Michèle Rivasi, porte-parole d'Eva Joly, a estimé jeudi que le fait que Nathalie Kosciusko-Morizet, devenue porte-parole de Nicolas Sarkozy, ne soit pas remplacée au ministère de l'Ecologie, montrait le "désintérêt croissant de l'UMP pour l'écologie"
Michèle Rivasi, porte-parole d'Eva Joly, a estimé jeudi que le fait que Nathalie Kosciusko-Morizet, devenue porte-parole de Nicolas Sarkozy, ne soit pas remplacée au ministère de l'Ecologie, montrait le "désintérêt croissant de l'UMP pour l'écologie" — Lionel Bonaventure afp.com

Michèle Rivasi, porte-parole d'Eva Joly, a estimé jeudi que le fait que Nathalie Kosciusko-Morizet, devenue porte-parole de Nicolas Sarkozy, ne soit pas remplacée au ministère de l'Ecologie, montrait le "désintérêt croissant de l'UMP pour l'écologie".

"Cette décision est en parfaite continuité avec le sabotage des principes du Grenelle de l'environnement, pourtant promu par Nicolas Sarkozy lui-même" et cela "ne fait que conforter le désintérêt croissant de l'UMP pour l'écologie", écrit-elle dans un communiqué.

"Aucun autre ministère n'aurait été traité de la sorte: imagine-t-on un moment le ministère de l'Industrie, de la Santé ou de l'Economie délaissé ainsi? Non, en tout cas l'orientation politique donnée à la campagne est claire: on ne parlera pas d'écologie sauf pour taper sur Eva Joly. Pourtant, il n'y aura aucune sortie de crise possible sans faire de l'écologie un moteur vertueux de la reprise économique", poursuit-elle.

Enfin, l'eurodéputée EELV "met en garde les Français face sur ce que pourrait cacher une telle décision" car "de nombreux dossiers délicats sont en cours de finalisation au sommet de l'Etat" sur les OGM ou les gaz de schiste.

"Dans les deux cas, souligne-t-elle, il y avait désaccord avec le ministère de l'Agriculture et celui de l'Industrie et de l'Energie, tous deux favorables à une prise de risque inconsidérée. C'est pourquoi il faut rester vigilant et empêcher que ces arbitrages passent en catimini, dans une période où les média n'ont d'yeux et d'oreilles que pour les petites phrases des candidats", conclut-elle.