Longuet relativise le maintien de l'écart entre Sarkozy et Hollande

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Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a relativisé mardi le maintien de l'écart dans les sondages entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui reste en tête dans les intentions de vote.
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a relativisé mardi le maintien de l'écart dans les sondages entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui reste en tête dans les intentions de vote. — Pierre Verdy afp.com

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a relativisé mardi le maintien de l'écart dans les sondages entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui reste en tête dans les intentions de vote.

"Une semaine, ce n'est rien", a déclaré le ministre sur Radio Classique/Public Sénat, en évoquant la semaine écoulée depuis la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, mercredi dernier.

Les Français "observent", a poursuivi M. Longuet pour qui la campagne électorale est "un choc de personnalités". "On va s'apercevoir que François Hollande est un homme qui manipule (...) et aux discours à géométrie variable", a-t-il poursuivi.

François Hollande distance toujours nettement Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote au premier (32% contre 25%) comme au second tour (59% contre 41%) de la présidentielle, selon un sondage Ipsos effectué après l'entrée en campagne officielle du président-candidat.

Le ministre a également estimé qu'il était "juridiquement et matériellement impossible" d'instaurer une dose de proportionnelle dès les législatives de juin. Dimanche, Nicolas Sarkozy a proposé d'instaurer "à la marge" une dose de proportionnelle pour les législatives, sans donner de calendrier pour cette modification du mode de scrutin.

Le candidat socialiste à l'Elysée, François Hollande, a transformé l'hypothèse de l'arrivée de Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, qui est une "rumeur", en un "véritable complot", a dénoncé mardi Gérard Longuet. "François Hollande a transformé une rumeur en un véritable complot (...) Il a monté une mayonnaise qui n'a aucun fondement", a déclaré M. Longuet sur Radio Classique/Public Sénat.

"On est dans le fantasme complet. François Hollande a amplifié, accepté et endossé une rumeur. Nous avons le devoir de dénoncer cette manipulation", a poursuivi le ministre.

L'hypothèse selon laquelle Nicolas Sarkozy serait intervenu pour favoriser la nomination de Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia a suscité lundi de nombreuses réactions de colère et d'indignation dans la classe politique, en particulier de François Hollande. Nicolas Sarkozy a lui-même qualifié d'"absurde" cette hypothèse.

"Ce qui est vrai en revanche, c'est que Veolia a une véritable interrogation sur son avenir", a relevé le ministre. Tout en soulignant que Jean-Louis Borloo avait les "compétences" pour prendre la tête de Veolia, Gérard Longuet a estimé qu'un politique pouvait se convertir aux affaires qu'"à condition de renoncer à la politique définitivement et complètement".

Et pour ce faire, il faut "respecter le délai de viduité, le veuvage. On ne se remarie pas tout de suite", a-t-il dit. Et dans le cas de Jean-Louis Borloo, ce "délai" n'est pas établi à l'heure actuelle pour Jean-Louis Borloo, a-t-il dit. "Oui", a-t-il répondu à la question de savoir s'il était trop tôt pour Jean-Louis Borloo.