François Hollande à Paris, le 2 février 2012.
François Hollande à Paris, le 2 février 2012. — DUPUY FLORENT/SIPA

RÉACTIONS

Borloo/Véolia: François Hollande fustige Sarkozy, «le candidat des confusions, des arrangements»

KM, la porte-parole du président-candidat, assure que le gouvernent «ne se mêle en aucune manière des choix» des administrateurs de Véolia...

Jean-Louis Borloo à la tête de Véolia, par le biais d'une manoeuvre orchestrée par Nicolas Sarkozy ? La polémique bat son plein ce lundi après la révélation de rumeurs concernant l'éviction de l'actuel dirigeant, Antoine Frérot.

«Dans quelle République est-on?», s'est insurgé ce lundi François Hollande. Le candidat socailiste a brocardé au passage en Nicolas Sarkozy «le candidat des confusions, des arrangements». 

«Nicolas Sarkozy, en dépit des grandes déclarations, reste quand même le candidat du monde du business et de la combine», a estimé Benoît Hamon, le porte-parole du PS. «C'est encore les amis grands patrons de Nicolas Sarkozy qui sont à la manœuvre pour neutraliser un de ses adversaires potentiels», a-t-il accusé.

«C'est tout simplement l'oligarchie»

 «Les bruits d'une arrivée de Jean-Louis Borloo chez Veolia se confirment,il existe bien une oligarchie au sommet de l'Etat dont Sarkozy est le chef» a réagi Jean-Marc Ayrault, le chef des députés socialistes, sur Twitter, avant de feindre de s'interroger: «Arrangements entre amis avec Sarkozy après le retrait de la candidature (de Jean-Louis Borloo) à la présidentielle?»

«Farce», a  quant à elle dénoncé l'écologiste Eva Joly, évoquant une «confusion d'intérêts rarement vue» et «un mépris de la République».  « C’est tout simplement l’oligarchie», a jugé de son côté Noël Mamère sur BFMTV. «Nous sommes face à l’illustration de ce qu’on pourrait qualifier de promiscuité dangereuse entre l’Etat, les responsables de l’Etat et des grandes entreprises», a commenté le député écologiste.

«Avant de partir, Sarkozy place ses potes», a renchéri le Front national, tandis que le MoDem appelait à «tourner la page sur ces pratiques».

«C'est absurde», a répliqué sur BFMTV Nicolas Sarkozy, interrogé à la sortie de son QG de campagne.

«Veolia est une entreprise de droit privé, le gouvernement ne se mêle en aucune manière des choix faits par ses administrateurs. Il ne s'en mêle pas aujourd'hui et ne s'en mêlera pas», a déclaré à l'AFP la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, également porte-parole de sa campagne.

«C'est anormal que la politique s'immisce dans les affaires d'un groupe privé comme Veolia. Quel crédit donne-t-on au groupe pour aller négocier avec les collectivités locales ?»,  s'est insurgé Hervé Deroubaix, délégué syndical CFDT chez Veolia