Mélenchon dénonce "l'extrême-droitisation" du discours de Sarkozy

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Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a dénoncé dimanche sur Canal+, "l'extrême-droitisation" du discours de Nicolas Sarkozy.
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a dénoncé dimanche sur Canal+, "l'extrême-droitisation" du discours de Nicolas Sarkozy. — Bertrand Langlois afp.com

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a dénoncé dimanche sur Canal+, "l'extrême-droitisation" du discours de Nicolas Sarkozy.

"Nicolas Sarkozy commence avec beaucoup de culot: s'autoproclamer tantôt candidat du peuple - avec tous les coups qu'il lui a porté à ce peuple - tantôt candidat de la France du +non+....il y a de sa part un côté très enfumage", a-t-il dit.

Le candidat du Front de Gauche a dénoncé "l'extrême-droitisation" du discours de Nicolas Sarkozy, "qui s'est aggravé ces jours-ci".

Citant les critiques sur "les corps intermédiaires" émises par Nicolas Sarkozy lors de sa déclaration de candidature, M. Mélenchon a déclaré: "il balaye tout ça et dit qu'il veut une relation direction avec le peuple".

"Il a tenu un discours du guide et du peuple. On connaît ça, on a déjà vu ça dans l'histoire!", a-t-il dit, "mais je veux dire à ceux qui nous écoutent: soyez très attentifs à regarder dans quel sens se déplace la droite aujourd'hui car il se trouve qu'il y a d'autres exemples en Europe", citant Silvio Berlusconi en Italie et Viktor Orban en Hongrie.

A propos des déclarations de François Hollande au quotidien britannique The Guardian où il tente de tempérer les craintes de la finance à son égard, M. Mélenchon a estimé: "il s'est tiré une balle dans le pied, il m'a fallu du temps pour comprendre que le PS était irredressable... Le PS est sur une orientation de centre-gauche".

"Mais je dois dire, ça vaut le coup de voter à gauche parce que ça change la vie (...) même si on ne réussit pas tout et si notre vie est pourrie par des droitiers comme celui là", a-t-il dit, désignant François Hollande.