Sarkozy commente en «off» son «off»

POLITIQUE C'était la dernière fois de son quinquennat que le président présentait ses voeux à la presse...

Alexandre Sulzer
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Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse tenue après le Sommet de Bruxelles, le 30 janvier 2012.
Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse tenue après le Sommet de Bruxelles, le 30 janvier 2012. — Yves Logghe

Victime des journalistes puis leur confident. Mardi, lors de ses derniers vœux du quinquennat à la presse, Nicolas Sarkozy a parlé ironiquement de la France comme d’un «pays tellement libre que la presse n’est pas obligée d’être impartiale», pointant du doigt le fait qu’il y ait autant de livres publiés qui lui sont «hostiles que de premiers romans».

«J’essaierai de continuer à vous surprendre, peut-être, avec une certaine malice, déjouer certains de vos pronostics.», Puis, pendant une heure, il s’est offert un bain de journalistes pour un off rituel. Une discussion dont le contenu n’est pas censé être retranscrit. Mais qui l’est inévitablement, comme l’ont démontré ses propos au sujet d’un éventuel échec à la présidentielle. «Ceux qui en ont le plus parlé sont ceux qui n’y étaient pas», glisse-t-il, raillant ceux qui y ont vu «une manipulation extraordinaire».

«Je suis l’homme qui se remet des dépressions le plus rapidement possible», a-t-il ironisé, se réjouissant d’avoir pu parler dimanche soir «pendant 1h20 d’économie» sans «perdre un seul téléspectateur. «Une grande satisfaction». «Pas besoin de gens qui se bousculent, de tous ces shows», conclut-il.

Répondant à une journaliste qui lui demandait s’il reviendrait sur la durée légale du travail, il a répondu: «si on fait les accord compétitivité-emploi, ça revient un peu à ça.» Sur le fait qu’il prenne l’Allemagne comme modèle: «les Français, ça les agace. Mais ils savent qu’il vaut mieux s’allier avec le premier de la classe qu’avec le dernier.» Enfin, répondant à 20 Minutes sur l’absence de sujets sociétaux dans la campagne: «vous avez raison, vous ne serez pas déçus...»