Législatives: Plus d'une centaine de candidats radicaux investis, Borloo incertain

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Jean-Louis Borloo, ardent défenseur d'un tournant social du gouvernement, s'est invité mercredi au sommet social voulu par le président Sarkozy en rappelant ses propositions avant de réaffirmer sa volonté de peser dans la majorité par la voie parlementaire.
Jean-Louis Borloo, ardent défenseur d'un tournant social du gouvernement, s'est invité mercredi au sommet social voulu par le président Sarkozy en rappelant ses propositions avant de réaffirmer sa volonté de peser dans la majorité par la voie parlementaire. — Fred Dufour afp.com

Plus d'une centaine de candidats aux législatives, dont l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade, ont été investis par les instances dirigeantes du Parti radical mais la question de Jean-Louis Borloo, qui plaide pour un renouvellement de la vie politique, n'est pas tranchée.

La liste des investitures radicales présentée vendredi comprend pour l'instant 110 noms dont ceux des principales personnalités du parti comme le secrétaire général Laurent Hénart (1re de Meurthe-et-Moselle), Rama Yade (2e des Hauts-de-Seine) ou Yves Jego (3e Seine-et-Marne) et Jean Leonetti (7e des Alpes-Maritimes).

Borloo candidat si personne n'y va

A noter parmi les nouveautés, la présence de l'ancien patron de l'OM, Christophe Bouchet (1re d'Indre-et-Loire) ou de l'ancien animateur Patrice Drevet (1re de l'Hérault). «Notre liste n'est pas complète» a précisé à l'AFP Jean-Louis Borloo en rappelant le travail de coordination en cours entre les radicaux et leurs partenaires centristes de l'ARES (Nouveau Centre, Gauche Moderne et Convention démocrate), des indépendants et, dans un certain nombre de cas, avec l'UMP.

Parmi les cas en suspens, subsiste notamment celui de la 21e circonscription du Nord, celle de Jean-Louis Borloo. Sur la liste des investitures apparaît le nom de l'ancien ministre et celui de sa suppléante, Cécile Gallez qui l'a remplacé durant ses presque neuf ans de fonctions ministérielles. «Avec Cécile, cela fait un bon bout de temps qu'on est là. On ne peut pas dire comme je le fais qu'il faut renouveler la vie politique et avoir les mêmes pendant vingt ans. Donc, nous cherchons un ou jeune radical pour reprendre le flambeau», a expliqué à l'AFP l'ancien ministre qui dit n'être prêt à y aller que si aucune solution n'était trouvée. «On connaîtra le nom du candidat avant 15 jours», a-t-il ajouté en évoquant un possible ticket entre un nouveau candidat, lui ou Cécile Gallez.

«On s'est calé sur 90% des dossiers avec nos partenaires de l'ARES», a expliqué à l'AFP Laurent Hénart, pour qui les négociations futures avec les partenaires de l'UMP devraient également bien se dérouler.

Projet de groupe charnière à l'Assemblée

«Jean-François Copé avait expliqué après le retrait de la candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle que plus rien ne justifiait d'avoir des primaires entre UMP et des radicaux sortants», rappelle le député de Meurthe-et-Moselle en précisant que les 20 députés radicaux sortant sont candidats. Le numéro 2 du PR juge par ailleurs possible pour son parti de conquérir une dizaine de circonscriptions.

«A l'UMP, beaucoup pensent qu'il a besoin de démontrer la diversité de la majorité, que nous avons une démarche de rassemblement», dit-il en rappelant la volonté des radicaux d'instaurer un nouvel équilibre autour d'un pacte majoritaire. Jean-Louis Borloo a récemment évoqué la constitution à l'Assemblée d'un groupe charnière de 30 à 50 députés.

Les radicaux tiendront le 4 février une convention nationale pour déterminer leurs priorités programmatiques, base des futures négociations avec l'UMP. Les candidats radicaux aux législatives seront présentés à cette occasion.