Le Sénat vote un 11 novembre pour tous les morts mais dit non à un «memorial day»

© 2012 AFP

— 

Après l'abrogation de la loi précédente par le Conseil constitutionnel, en mai, le Sénat a examiné mercredi le nouveau texte sur le harcèlement sexuel, qui prévoit une définition plus précise du délit, un alourdissement des sanctions, et a permis de dégager un consensus gauche-droite.
Après l'abrogation de la loi précédente par le Conseil constitutionnel, en mai, le Sénat a examiné mercredi le nouveau texte sur le harcèlement sexuel, qui prévoit une définition plus précise du délit, un alourdissement des sanctions, et a permis de dégager un consensus gauche-droite. — Miguel Medina afp.com

Après le génocide arménien, le Sénat a adopté mardi un autre texte de loi mémoriel, le projet de loi voulu par Nicolas Sarkozy visant à transformer le 11 novembre, jour de l'armistice de 1918, en une journée d'hommage à «tous les morts pour la France».

Alors qu'hommage était rendu à Paris aux quatre soldats tués vendredi en Afghanistan, le Sénat a voulu mettre en garde contre la tentation d'instaurer un «memorial day» à la française, jour unique de commémoration. Il a introduit dans le texte un amendement d'Alain Neri (PS) stipulant que le nouveau 11 novembre «ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationale».

A cette condition, les sénateurs socialistes, radicaux de gauche et écologistes ont rejoint leurs collègues UMP et centristes pour approuver un projet de loi qui prétend établir une «filiation des générations du feu, de la grande guerre à l'Afghanistan». Seuls les sénateurs communistes du CRC ont voté contre.