Législatives à Paris: Une candidate UMP s'estime victime d'un «délit de mariage»

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Marie-Claire Carrère-Gée, élue UMP du XIVe arrondissement de Paris, qui n'a pas reçu l'investiture de son parti dans sa circonscription, annonce lundi qu'elle se présentera quand même, déplorant avoir été victime d'un "délit de mariage" lors des choix des candidats.
Marie-Claire Carrère-Gée, élue UMP du XIVe arrondissement de Paris, qui n'a pas reçu l'investiture de son parti dans sa circonscription, annonce lundi qu'elle se présentera quand même, déplorant avoir été victime d'un "délit de mariage" lors des choix des candidats. — Jean Ayissi afp.com

Marie-Claire Carrère-Gée, élue UMP du 14e arrondissement de Paris, qui n'a pas reçu l'investiture de son parti dans sa circonscription, annonce lundi qu'elle se présentera quand même, déplorant avoir été victime d'un «délit de mariage» lors des choix des candidats.

«Le président de la Commission d'investiture Jean-Claude Gaudin a affirmé d'emblée et avec autorité qu'il n'était pas question de m'accorder l'investiture car je suis mariée avec Frédéric Thiriez, qui a été membre du cabinet de Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur au début des années 80» a déploré Mme Carrère-Gée dans un communiqué. Lors des investitures le 11 janvier, le parti présidentiel a choisi d'investir dans la 11e circonscription (14e et petite partie du 6e) le maire UMP du 6e Jean-Pierre Lecoq.

«Lourde erreur politique»

«Je ne pensais pas qu'être une femme pouvait être à ce point un obstacle, dans une circonscription gagnable pour l'UMP à Paris. Je suis scandalisée par ce viol de ma vie personnelle. Je suis scandalisée que l'UMP sanctionne avec une telle brutalité un "délit de mariage"», s'insurge-t-elle encore contre ce qu'elle juge «indigne d'un parti moderne». Très soutenue dans son arrondissement, elle estime que «M. Lecoq, dissident du 6è arrondissement lors des dernières élections sénatoriales, est récompensé pour sa dissidence par un parachutage dans le 14e».

«La décision de la Commission d'investiture est de mon point de vue une lourde erreur politique» avance-t-elle encore, car «la 11è circonscription est composée, pour près de 85% d'habitants du 14è et seulement 15% du 6è».

Sur 18 circonscriptions que compte la capitale, seules 5 sont attribuées à des candidatures féminines, dont la plupart se trouvent dans l'Est parisien, acquises à la gauche. L'UMP avait bouclé le 11 janvier ses investitures, mais la Commission doit à nouveau se réunir mardi pour entériner les décisions ou régler des cas encore litigieux, notamment celui de Rachida Dati qui brigue non sans remous la 2e circonscription, celle où a été investi François Fillon.