Fusillade en Guyane: Lurel regrette le retard des secours, met en cause la visite de Sarkozy

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Fin connaisseur de la zone caraïbe, comme natif de Guadeloupe où il fut député et président de Région, M. Lurel, qui a représenté la France vendredi aux obsèques du président vénézuélien, a estimé que Chavez pouvait représenter pour ses compatriotes ce qu'avaient été pour les Français Charles de Gaulle pour les institutions et Léon Blum pour le social.
Fin connaisseur de la zone caraïbe, comme natif de Guadeloupe où il fut député et président de Région, M. Lurel, qui a représenté la France vendredi aux obsèques du président vénézuélien, a estimé que Chavez pouvait représenter pour ses compatriotes ce qu'avaient été pour les Français Charles de Gaulle pour les institutions et Léon Blum pour le social. — Patrice Coppee AFP

Victorin Lurel (PS), responsable de l'outre-mer dans l'équipe de François Hollande, a regretté ce dimanche, à propos de la fusillade sur un site isolé d'orpaillage clandestin en Guyane, qu'il faille attendre deux jours pour secourir les blessés faute d'hélicoptère disponible.

Dans un communiqué, le député socialiste de Guadeloupe a mis en cause la visite du président Nicolas Sarkozy. "Malheureusement, le seul hélicoptère de la gendarmerie en Guyane étant mobilisé pour la visite présidentielle, les enquêteurs et techniciens ne pourront se rendre sur place que dimanche matin", a-t-il écrit.

Une fusillade entre bandes rivales armées sur le site de Dorlin (sud-ouest guyanais) a fait dans la nuit de vendredi à samedi neuf morts et deux blessés graves, a annoncé samedi la gendarmerie en Guyane.

Bandes rivales

Les deux blessés graves "ont à attendre deux jours avant d'être secourus sur le sol de la République en raison d'un déplacement de campagne électorale du chef de l'Etat", selon M. Lurel, qui "regrette vivement" cette situation.

Il s'en prend aussi à la politique de M. Sarkozy qui, "ces cinq dernières années, a conduit à diminuer drastiquement les moyens de la sécurité outre-mer".

Nicolas Sarkozy passe le week-end en Guyane, d'où il doit présenter dimanche ses voeux aux Français d'outre-mer, dans un discours prévu à 11H00 à Cayenne (15H00 à Paris).

Après la fusillade de Dorlin, un des deux hélicoptères dont dispose la gendarmerie en Guyane devait se rendre sur place dès le lever du jour, c'est-à-dire à 12H30 heure de Paris, avec une équipe "d'enquêteurs, de techniciens en investigation criminelle et de gendarmes lusophones" (en raison de la proximité du Brésil, ndlr), a précisé dimanche la gendarmerie nationale à Paris.