Mélenchon dans Gala: «Un jour, j'aimerais bien écrire un roman d'amour»

MAGAZINE Le candidat du Front de gauche parle de son enfance et de ses années au Parti socialiste dans un entretien à Gala...

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Jean-Luc Mélenchon à Nantes, le 13 janvier 2012.
Jean-Luc Mélenchon à Nantes, le 13 janvier 2012. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'Elysée, affirme, dans un entretien à Gala daté de mercredi, qu'il aimerait bien, «un jour, écrire un roman d'amour», soulignant que «les questions de fusion et d'identité dans l'amour sont passionnantes».

Dans cette interview, M. Mélenchon reparle notamment de son enfance à Tanger et du «terrible déracinement» à son départ du Maroc en 1962, à 11 ans, pour arriver en Normandie. «Les gens ne nous aimaient pas, nous traitaient de "bougnoules" ou nous assimilaient à des "colons"», explique-t-il. Il se dépeint en élève «extraordinairement fantasque», «chef d'une bande organisée qui faisait les 400 coups dans le HLM où nous vivions et dans les prairies alentour».

Les conseils de Mitterrand

Revenant sur ses années socialistes, le PS «était ma famille», dit l'ancien sénateur, «je connaissais mieux les dates anniversaires des congrès que celles de certains de mes proches». Il raconte également que François Mitterrand, «sur son lit» à la fin de sa vie, lui aurait «lâché» dans «une diatribe sur la droite et les centristes»: «Ne cédez jamais, marchez votre chemin».

Comme on lui demande s'il continue d'écrire, l'ancien professeur de lettres répond: «un jour, j'aimerais bien écrire un roman d'amour». «Ce dérèglement m'intéresse, cette part d'humanité la plus humaine qu'on a en soi. La façon dont on se projette sur l'autre. Les questions de fusion et d'identité dans l'amour sont passionnantes», poursuit l'eurodéputé. A la veille du marathon présidentiel, le candidat de la gauche radicale dit aussi avoir «un kilo et demi à perdre pour n'avoir à dormir que six heures par nuit».