Chérèque: augmenter la TVA reviendrait à faire un nouveau "plan de rigueur"

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François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé mardi qu'augmenter la TVA pour compenser une baisse du coût du travail reviendrait à faire un nouveau "plan de rigueur".
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé mardi qu'augmenter la TVA pour compenser une baisse du coût du travail reviendrait à faire un nouveau "plan de rigueur". — Gonzalo Fuentes afp.com

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé mardi qu'augmenter la TVA pour compenser une baisse du coût du travail reviendrait à faire un nouveau "plan de rigueur".

Alors que le gouvernement assure qu'il n'y aura pas de troisième plan de rigueur malgré la dégradation financière de la France, François Chérèque a fait valoir qu'"une augmentation d'impôt qui provoque une baisse de la consommation, c'est un plan de rigueur". "Je ne connais pas d'autre définition", a-t-il dit sur RMC/BFM-TV. "Si vous augmentez la TVA de 2 ou 3%, c'est un plan de rigueur", a-t-il insisté.

La TVA sociale, que le gouvernement envisage d'instaurer, vise à alléger le coût du travail, en transférant une partie du financement de la protection sociale sur les ménages par une augmentation du taux de TVA.

A la veille du sommet social de l'Elysée, le numéro un de la CFDT a une nouvelle fois plaidé pour le développement "massif" du chômage partiel et réaffirmé son opposition à une TVA sociale, préférant une hausse de la CSG.

Il a également estimé que Pôle emploi avait besoin d'embaucher "2.000 personnes minimum". "Ces personnes-là, elles existent, elles ont déjà été utilisées en CDD à Pôle emploi. Elles sont qualifiées, il faut les faire venir pour renforcer Pôle emploi", a-t-il dit.

M. Chérèque a demandé aussi au gouvernement de "doubler la mise" pour aider les jeunes à accéder l'emploi.

Invité à dire comment il propose de financer de telles propositions, le leader de la CFDT a rappelé que les heures supplémentaires défiscalisées coûtent 4 milliards d'euros par an à l'Etat.

Si on maintient la défiscalisation uniquement dans les petites entreprises de moins de dix salariés, "on économise deux milliards", a-t-il indiqué.

Les partenaires sociaux doivent se retrouver mercredi matin à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy pour un sommet sur le thème de l'emploi et de la compétitivité des entreprises.