Sarkozy refuse de répondre à un journaliste sur le triple A

© 2012 AFP

— 

Le président français Nicolas Sarkozy a refusé à plusieurs reprises de répondre à un journaliste de Reuters qui l'interrogeait sur la perte du triple A de la France, lundi à Madrid, lors d'une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.
Le président français Nicolas Sarkozy a refusé à plusieurs reprises de répondre à un journaliste de Reuters qui l'interrogeait sur la perte du triple A de la France, lundi à Madrid, lors d'une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. — Pierre-Philippe Marcou afp.com

Le président français Nicolas Sarkozy a refusé à plusieurs reprises de répondre à un journaliste de Reuters qui l'interrogeait sur la perte du triple A de la France, ce lundi à Madrid, lors d'une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

A la question du journaliste - "Considérez-vous que la perte du triple A est un échec et que le décrochage par rapport à l'Allemagne va réduire l'influence de la France en Europe?" - Nicolas Sarkozy a répondu: "Vous n'avez peut-être pas eu les dernières informations ? Donc pouvez-vous me poser une autre question avec les dernières informations?" Le président français faisait allusion au fait que si l'agence de notation Standard and Poor's a dégradé vendredi la note de la France d'un cran, une autre agence, l'américaine Moody's, a, au contraire, décidé ce lundi de lui laisser la note maximum.

«Je ne comprends pas cette question»

Moody's a également prolongé son examen de la perspective de la note de la France, actuellement "stable". La troisième agence, Fitch, a également annoncé la semaine dernière qu'elle maintiendrait sa note la plus haute à la France. Le journaliste a alors reformulé sa question: "Est-ce que Moody's fait peser une épée de Damoclès après Standard & Poor's sur la politique économique française?" "Je ne comprends pas cette question", a insisté Nicolas Sarkozy, ajoutant: "S'il y a quelqu'un qui veut me poser une question que je comprenne, j'y répondrai bien volontiers, je ne comprends pas votre question..."

Finalement, une journaliste espagnole l'a interrogé sur "la dégradation de la dette souveraine de certains pays par les agences de notation, je pense à la France et à l'Espagne". "Ce ne sont pas les agences de notation qui doivent définir les politiques économiques", a alors réaffirmé Nicolas Sarkozy.