Delanoë: «Fillon agit comme un opposant politique local»

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Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë a estimé lundi que le Premier ministre François Fillon, candidat dans la capitale pour les législatives, agit "comme un opposant politique local" sur les dossiers parisiens.
Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë a estimé lundi que le Premier ministre François Fillon, candidat dans la capitale pour les législatives, agit "comme un opposant politique local" sur les dossiers parisiens. — Olivier Laban-Mattei afp.com

Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë a estimé ce lundi que le Premier ministre François Fillon, candidat dans la capitale pour les législatives, agit "comme un opposant politique local" sur les dossiers parisiens, notamment dans son opposition à l'aménagement des berges de Seine.

Dans une interview parue dans Le Parisien ce lundi, le maire s'en prend à nouveau au Premier ministre, plus particulièrement comme adversaire local et possible candidat pour 2014. "En empêchant l'aménagement des voies sur berges, François Fillon n'a pas agi comme un responsable politique national, mais comme un opposant politique local", déclare le maire de Paris. "Ce faisant", ajoute Bertrand Delanoë, il "a commis une faute à l'égard des Parisiens en prenant en otage un projet qu'ils soutiennent à une très large majorité", le projet ayant reçu lors d'un vote l'aval des élus au Conseil de Paris.

Deux visions de la ville

Selon Bertrand Delanoë, le candidat Fillon "incarne la frange la plus conservatrice de la droite parisienne" et "sa vision de la ville et ses méthodes politiques sont d'un autre temps". Il juge qu'"en 2014 s'opposeront deux projets, deux visions de la ville et surtout deux cultures politiques que cette initiative (l'attaque du Premier ministre contre la piétonisation d'une partie des berges de Seine, ndlr) a mises en lumière de manière spectaculaire". Il rappelle que la sortie de François Fillon contre le projet, moins de 48 heures après son investitures aux législatives mercredi dernier, est "une décision clairement partisane".

Jeudi dernier, Bertrand Delanoë avait dénoncé un "diktat inacceptable" du gouvernement à l'encontre de son projet de réaménagement des voies sur berges dans la capitale, que François Fillon a annoncé ne pas pouvoir cautionner "dans l'immédiat". "Dans l'immédiat, je vous informe que l'Etat n'entend pas signer de convention avec la ville de Paris, ou prendre toute décision relative aux travaux préparatoires prévisionnels" pour aménager les berges, avait écrit le même jour François Fillon au maire de Paris.