Nicolas Sarkozy parlera aux Français «à la fin du mois»

ECONOMIE Le Président se veut rassurant malgré la dégradation de la note de la France par S&P vendredi soir...

C. L. avec Reuters

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Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux fonctionnaires d'Etat à Lille, le 12 janvier 2012.
Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux fonctionnaires d'Etat à Lille, le 12 janvier 2012. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Un président dans l'action. Même s'il n'est pas encore officiellement en campagne pour la présidentielle d'avril, le chef de l'Etat a revêtu sa tenue de candidat  ce week-end. Un candidat président qui sait faire face à la tempête.

Dimanche, Nicolas Sarkozy a donc annoncé qu'il s'adresserait aux Français «à la fin du mois» pour leur indiquer les réformes qu'il entend mettre en oeuvre «rapidement» pour faire face à la crise après le sommet avec les partenaires sociaux prévu mercredi. 

«La crise peut être surmontée»

«Je leur dirai les décisions importantes qu'il nous faut prendre sans perdre de temps», a-t-il dit dans un discours prononcé à Amboise pour le centenaire de la naissance de Michel Debré, le père de la constitution de la Ve République. «La crise peut être surmontée pourvu que nous ayons la volonté collective et la force de réformer notre pays», a ajouté le chef de l'Etat.

«Depuis 2008, on a traversé cette crise absolument sans précédent, peut-être depuis un siècle, j'ai choisi de dire la vérité aux Français sur la gravité de la crise. Je leur ai dit qu'il s'agissait d'une épreuve qu'il ne fallait ni sous-estimer, ni dramatiser à l'excès, a-t-il poursuivi. C'est une épreuve et, en tant que telle, il faut l'affronter. Il faut résister, il faut se battre, il faut faire preuve de courage, il faut faire preuve de sang-froid. On ne répond pas à une crise de cette ampleur par l'agitation, par l'emportement», a insisté le chef de l'Etat.

«Sommet de crise» mercredi

«Le courage, c'est celui dont font preuve les Français tous les jours, dans leur travail. Le courage, c'est celui avec lequel, mes chers compatriotes, vous avez accepté les réformes difficiles, comme la réforme des retraites. On mesure aujourd'hui ce qu'il en serait advenu si nous n'avions pas mis en oeuvre cette réforme indispensable», a-t-il ajouté.

Le président réunit mercredi à l'Elysée les partenaires sociaux pour un «sommet de crise», selon ses mots (le sommet s'intitulant jsuque-là sommet pour l'emploi) au cours duquel il doit proposer une série de réformes comme l'instauration d'une TVA sociale, des accords de modulation du temps de travail destinés à renforcer la compétitivité dans les entreprises qui sonneraient la mort définitive des 35 heures et une taxe sur les transactions financières.

Il n'a fait aucune allusion à l'abaissement de la note de la dette de la France par l'agence Standard & Poor's, ayant jusqu'ici laissé son gouvernement réagir à cette décision annoncée vendredi soir.