Législatives: Dati sera bien candidate et dénonce le «pantouflage» de Fillon

POLÉMIQUE a maire du 7e arrondissement n'a pas peur de se faire exclure par l'UMP...

M.P.

— 

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris et eurodéputée, lors des Journées parlementaires de l'UMP à Saint-Cyr-sur-Loire, le 14 octobre 2011.
Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris et eurodéputée, lors des Journées parlementaires de l'UMP à Saint-Cyr-sur-Loire, le 14 octobre 2011. — G. SOUVANT/SIPA

Rachida Dati n’a pas l’intention de lâcher le morceau. L’UMP a eu beau investir officiellement François Fillon dans la circonscription qu’elle visait, la 2e à Paris, la maire du 7e arrondissement continue de clamer qu’elle sera candidate aux législatives. Et elle en remet une couche sur le Premier ministre. Sa candidature «n’est pas du tout une candidature de reconquête, c'est une candidature de pantouflage», a-t-elle taclé sur RTL. «Je considère qu'elle nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy, qui a besoin d'unité, de sérénité», a-t-elle ajouté, précisant que le chef du gouvernement ne l’a «jamais appelée ni informée» de ses velléités.

Du coup, l’eurodéputée confirme ses ambitions pour juin 2012. «Evidemment, je serai candidate aux législatives à Paris», «là où elle serait élue». Sans préciser si c’est la 2e circonscription, accordée à Fillon, ou la 12e, qui englobe une part du 7e arrondissement. Le but de sa candidature? Représenter «tous ceux qui ne sont pas des héritiers de la politique ou ne bénéficient pas d'un système de cooptation politique», a lancé celle qui a été propulsée par Nicolas Sarkozy. «L'honneur est vraiment de mon côté», a-t-elle dit. «J'attendais du Premier ministre beaucoup plus d'élégance, beaucoup plus de courage».

«Chiche!»

Comme Chantal Jouanno, l’ex-garde des Sceaux n’a d’ailleurs pas manqué de tacler la «régression» en terme de parité lors des investitures parisiennes de l’UMP. «J'interpelle les Parisiennes: il n'y a aucune femme investie sur des circonscriptions de droite. (…) On est passé de trois députées à zéro. Quel progrès!», a-t-elle moqué, rappelant l’expérience des «juppettes» en 1995, quand Alain Juppé avait remanié son gouvernement en remerciant la majorité des femmes ministres. Cette initiative avait «coûté cher» au Premier ministre d'alors, a-t-elle jugé.

En allant contre les décisions de son parti, Rachida Dati ne craint-elle pas d’être exclue? «Chiche! Alors là, vraiment, chiche!», a-t-elle répondu en riant. Au moins l’UMP de Paris est prévenue.

Voir la vidéo: