Dominique de Villepin lors de la convention nationale de son parti, République Solidaire, le 19 juin 2011, à Paris.
Dominique de Villepin lors de la convention nationale de son parti, République Solidaire, le 19 juin 2011, à Paris. — F.DUFOUR / AFP

JUSTICE

Karachi: Dominique de Villepin a de nouveau été entendu

L'ancien Premier ministre a été invité à éclaircir de nouveaux éléments mettant en cause Jacques Chirac...

Dominique de Villepin a été entendu ce lundi pour la deuxième fois comme témoin dans l’affaire Karachi. L’ancien Premier ministre est arrivé en voiture au bureau des juges du pôle financier, et en est reparti de la même manière plusieurs heures plus tard, après avoir été entendu au sujet de la possible affaire de corruption en marge de contrats d'armement et de l'élection présidentielle de 1995.

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Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire sont sur la piste d'un possible détournement de commissions légales convenues en marge de la vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d'euros) et de frégates à l'Arabie saoudite (200 millions d'euros) dans les années 1990. Dominique de Villepin, ancien secrétaire général de l'Elysée (1995-2002) et ex-Premier ministre (2005-2007) a déjà été interrogé par les magistrats fin 2010.

«Moralisation» ou enrichissement des réseaux Chirac

A l'époque, il avait expliqué que le versement des commissions en marge des marchés d'armement avait été interrompu sur ordre de Jacques Chirac après son élection en 1995, en raison des soupçons portant sur son concurrent Edouard Balladur. Villepin faisait alors état d'une volonté de «moralisation» de la vie publique de la part de Jacques Chirac, élément qu'il a répété dimanche sur Canal +.

L'enquête portait initialement sur une possible utilisation de l'argent des contrats pour le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole en 1995. Mais des éléments nouveaux apparus récemment laissent penser que le récit de Dominique de Villepin sur l'arrêt des paiements pourrait être faux et que l'argent pourrait avoir en fait été dérivé vers de supposés «réseaux Chirac», après l'accession du maire de Paris à l'Elysée.