Moscovici: Un collectif budgétaire bientôt, «inédit et démocratiquement limite»

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Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a qualifié dimanche "d'inédit" et de "démocratiquement limite" le souhait du gouvernement de présenter au Parlement un projet de loi de finance rectificative, incluant notamment la TVA sociale".
Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a qualifié dimanche "d'inédit" et de "démocratiquement limite" le souhait du gouvernement de présenter au Parlement un projet de loi de finance rectificative, incluant notamment la TVA sociale". — Jacques Demarthon afp.com

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a qualifié ce dimanche "d'inédit" et de "démocratiquement limite" le souhait du gouvernement de présenter au Parlement un projet de loi de finance rectificative, incluant notamment la TVA sociale.

"C'est inédit et démocratiquement limite" de faire adopter si près de la présidentielle un projet de loi de finance rectificative comprenant la TVA sociale, a dit Pierre Moscovici, invité de "Radio France Politique". Affirmant ne pas contester à l'exécutif sa responsabilité de gouverner, il a expliqué son propos par le fait qu'il s'agissait "d'un grand choix de société", comme l'implique à ses yeux la TVA sociale.

Une loi de programmation des finances publiques promise

"Ces grands choix", a-t-il poursuivi, "doivent être laissés à l'élection présidentielle". En réponse à une question, Pierre Moscovici a affirmé que les socialistes voteraient "contre", estimant en outre que l'exécutif en agissant ainsi "forçait la main des Français". Le directeur de campagne a répété que s'il était élu en mai, François Hollande ferait tout de suite "une loi de programmation des finances publiques".

Concernant la taxe sur les transactions financières que Nicolas Sarkozy souhaite mettre en oeuvre, même si la France est seule à le faire, l'ancien ministre des Affaires européennes a estimé qu'il faudrait "rechercher des alliances européennes". "Chacun sent bien que Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention de l'appliquer seul. Il voudrait faire voter un principe, sans taux (...) ce seront des promesses pour demain qui n'engagent pas leur auteur".