SeaFrance: Mariani reçoit la Scop et la SNCF après l'échec des négociations

REPRISE Après le rejet par les salariés des propositions du gouvernement, et l'annonce de Guillaume Pépy de proposer une place au 880 salariés menacés de perdre leur emploi...

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Le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, le 26 janvier 2011 à Paris.
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, le 26 janvier 2011 à Paris. — L.BONAVENTURE / AFP

Le ministre des Transports Thierry Mariani recevra ce jeudi matin à 10 heures les représentants du projet de coopérative ouvrière (Scop) pour SeaFrance et ceux de la SNCF pour une réunion de travail après le rejet par les salariés des propositions du gouvernement.

Dans une lettre adressée mercredi en réponse à Nicolas Sarkozy, les leaders de la CFDT de SeaFrance, dont le projet de Scop est le seul en lice pour sauver la compagnie en liquidation judiciaire, jugent irréalisables les propositions avancées deux jours auparavant par le président de la République. Ce dernier avait demandé lundi à la SNCF d'apporter son aide à la Scop par le versement d'indemnités exceptionnelles aux salariés - qui pourraient s'élèver à 50 ou 60.000 euros - pour leur permettre de les réinjecter dans la coopérative.

L'offre de Sarkozy, «techniquement pas faisable»

«La solution esquissée» par le président Sarkozy «ne peut être envisagée en raison de l'insécurité juridique qu'elle engendre», ont écrit les leaders de la CFDT qui portent ce projet, listant toute une série d'obstacles juridiques, commerciaux et techniques. «On ne refuse pas l'offre de Sarkozy, mais on dit que ce n'est techniquement pas faisable», a déclaré mercredi à l'AFP Didier Cappelle, l'un des porteurs de la Scop.

De son côté, le président de la SNCF Guillaume Pepy a déclaré que les 880 salariés de SeaFrance menacés de perdre leur emploi pourraient retrouver une place à la SNCF «sans une journée de chômage», même si seul «un petit nombre» de salariés pourraient retrouver un emploi «sur place». Le dossier de la Scop, pour laquelle il manque 50 millions d'euros, doit être rendu vendredi soir, avant une audience lundi devant le tribunal de commerce de Paris.