SeaFrance: Benoît Hamon souscrit à la Scop et appelle l'Etat à la mobilisation

POLITIQUE Le porte-parole du PS s'est porté «symboliquement» de deux parts du projet de reprise...

© 2011 AFP

— 

Le porte-parole du PS Benoît Hamon, qui s'est porté "symboliquement" acquéreur jeudi de deux parts du projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance via une société coopérative et participative (Scop), a appelé le gouvernement à une "mobilisation générale pour l'emploi"
Le porte-parole du PS Benoît Hamon, qui s'est porté "symboliquement" acquéreur jeudi de deux parts du projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance via une société coopérative et participative (Scop), a appelé le gouvernement à une "mobilisation générale pour l'emploi" — Miguel Medina afp.com

Le porte-parole du PS Benoît Hamon, qui s'est porté «symboliquement» acquéreur ce jeudi de deux parts du projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance via une société coopérative et participative (Scop), a appelé le gouvernement à une «mobilisation générale pour l'emploi».

«J'ai pris deux parts pour 100 euros, je suis donc le 828e contributeur. Il en faudrait beaucoup d'autres pour arriver à réunir les millions nécessaires mais celui qui manque est celui qui devrait être là au regard du discours de ceux qui nous gouvernent: l'Etat», a déclaré à la presse Benoît Hamon, en présence d'une délégation de SeaFrance.

«2.000 familles sans boulot pour commencer 2012, c'est le choix politique qui est réalisé»

«Le président de la République va faire ses voeux dans deux jours, on attend d'avoir un peu d'engagement mis à part de regarder les mauvaises nouvelles passer et de vanter les mérites d'une relocalisation en Haute-Savoie par Rossignol de quelques dizaines d'emplois», a-t-il poursuivi.

Pour le porte-parole du PS, «il n'y a rien de pire quand on vient en trois mois de faire 90.000 chômeurs de plus de laisser une entreprise viable disparaître avec 1.000 emplois directs et 1.000 emplois induits». «2.000 familles sans boulot pour commencer 2012, c'est le choix politique qui est réalisé dès lors qu'on n'envisage pas sérieusement de se mettre autour de la table», a souligné Benoît Hamon. «Dans une période de crise, il faut décréter la mobilisation générale pour l'emploi, et pour commencer, conserver l'emploi existant», a-t-il lancé.